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| REVUE DE PRESSE 1. Thèmes généraux Disparition Jean-Philippe Lauer Le mardi 14 mai 2001, légyptologue français Jean-Philippe LAUER décède à Paris à lâge de quatre-vingt-dix-neuf ans. La communauté archéologique et la presse locale lui ont rendu un vibrant hommage : (…) Né à Paris le 7 mai 1902, architecte de formation, LAUER a débarqué sur ce site, cinq fois millénaire, un beau jour de 1926, comme assistant sur les fouilles. Cette histoire, il aimait la raconter à ses amis et à ses hôtes. Lorsquil est venu en Égypte, il ne pensait sans doute quà une mission temporaire. Il navait quun contrat de huit mois avec le service des Antiquités égyptiennes. Et dailleurs, il était architecte et non égyptologue, les hiéroglyphes pour lui étaient un mystère et il ne connaissait guère ni larabe, ni lhébreu, ni laraméen, langues que connaissaient les archéologues à lépoque. Mais comme il se plaisait à le dire, «tout de suite, Saqqara ma fasciné». Et cest une expérience rare par sa durée et son intensité qui commence. Depuis, il a en effet toujours travaillé à Saqqara, à de rares exceptions près, fuyant la guerre de 1939-45 et laffaire de Suez, en 1956-59. Il y vécut avec sa famille dans une petite maison au bout du désert et du haut de laquelle il contemplait la palmeraie. Une vie fantastique faite de travail et surtout dune course contre le temps, avec lidée quil naura pas de successeur et que sil laissait tomber, le travail ne serait jamais complété. En fait, la question lui a été posée plusieurs fois, à chaque étape de sa vie oò lon sentait quil méritait une retraite. Mais il répondait inlassablement : «Si je me rends encore à Saqqara, cest parce que je considère que cest mon devoir, je fais un dernier effort pour finir ce travail, car si je ne le fais pas, il ne sera jamais fait et ce sera fichu », déclarait-il en 1986 à Philippe FLANDRIN, dans une série dentretiens figurant dans un célèbre ouvrage «Jean-Philippe LAUER, Saqqara une vie». Chaque année, il revenait en automne. «Il vivait pour lÉgypte. Sa vie comptait par les jours quil passait à Saqqara. Il allait en France pour revenir en Égypte», témoigne de son côté Gaballah Ali GABALLAH, secrétaire général du Haut Conseil des Antiquités (HCA). Ainsi, personne na pu le convaincre de lâcher ce travail. Depuis les années 1990, il allait cependant moins bien, relève ZIVIE. «Il était devenu plus fragile. Il commençait à tomber, mais ce sont les quatre mois quil passait en Égypte qui lui donnaient la force de vivre», assure-t-il. Une force à la mesure de la tâche quil a entreprise. Arrivé en Égypte, le site était en ruines. Il a patiemment remonté bloc à bloc, durant plus de 70 ans, le mur denceinte en calcaire blond bâti autour de la pyramide. «Nous navions que les fondations. Mais la plupart des pierres utilisées sont dorigine. Lorsquil y avait un chaînon manquant, nous le remplacions avec des pierres de la carrière de Tora», avait expliqué LAUER dans des déclarations faites à Al-Ahram Hebdo en janvier 1996. Cest un travail de précision que ce successeur spirituel dImhotep, premier architecte connu de lhistoire de lhumanité, a su mener. Il a non seulement réussi à reconstituer le site, mais il a aussi été le premier à en cerner le symbolisme. Lemploi pour la première fois de la pierre de taille a constitué un apport à la symbolique du lieu. Lensemble funéraire avant Imhotep était en effet, en matières plus légères, en roseau, puis en bois et enfin en brique. Lensemble de la pierre, matériau fait pour durer, témoigne de la soif déternité qui animait les anciens Égyptiens et qui a vu en Imhotep lartisan de sa réalisation. Ce qui compte, cest que dans le complexe funéraire de Djèser, tous les éléments symboliques étaient représentés grandeur nature et en pierre de taille. Une véritable architecture oò le réel et le symbolique concordaient. «Même les successeurs de cet architecte étaient incapables de rivaliser avec lui», avait confié LAUER. «Cette reconstitution a exigé 10 campagnes de travail, chacune dune durée de 6 à 7 mois. Jai sélectionné. Jai remis des pierres anciennes à leur emplacement original. Jai pu déterminer la hauteur des murs, notamment les murs blancs de Memphis, la capitale quImhotep a choisi de représenter autour du complexe funéraire pour donner un semblant de vie réelle à lâme du roi». Comme le souligne Gaballah Ali GABALLAH, LAUER «traitait les pierres de manière différente. Il a réussi avec un tas énorme de pierres éparpillées partout à restituer une grande partie du site de Saqqara». Travail quil voulait poursuivre encore puisque jusquà la fin, il continuait lanastylose des monuments de Djèser. Il voulait aussi découvrir la tombe dImhotep. Lidée qui le tracassait était quil navait pas de successeur. «Il communiquait beaucoup et très peu en même temps. Il avait tout en tête. Comment transmettre tout cela? Tel était le problème. Chaque homme a son secret. LAUER aussi, qui était un personnage exceptionnel et hors norme», explique ZIVIE. En fait, il était timide, mais «il avait aussi un humour terrible pour un monsieur aussi sérieux. Dans les soirées, il racontait les histoires les plus curieuses». Et il y avait de quoi. Na-t-il pas vu défiler à Saqqara «la terre entière» de GOEBBELS à HO CHI MINH en passant par ALPHONSE XIII et en terminant par Jacques CHIRAC? Toutes ces visites intervenues surtout à lheure de lengouement grandissant pour lÉgypte sont venues quelque peu rompre lisolement voulu par LAUER. «Nous étions volontairement retirés du monde, et cest le monde qui est venu maintenant à nous», relate son épouse Mimi dans «Lauer et Saqqara», ouvrage de Claudine LE TOURNEUR DISON. Les visites ont toujours été fréquentes à Saqqara, les déjeuners se déroulaient sur la terrasse donnant sur la palmeraie. Il était tellement devenu une légende quune touriste américaine lui a demandé une fois : «puis-je vous toucher?». Aujourdhui, le maître de céans nest plus, son épouse Marguerite JOUGUET, surnommée Mimi, fille de Pierre JOUGUET, helléniste et directeur de lInstitut français d'archéologie orientale du Caire, nest plus revenu à Saqqara depuis 1947. Elle a comme lui un caractère exceptionnel. «Cest une forte femme, de caractère extraordinaire, indépendante, et avec beaucoup dhumour», relate ZIVIE. Elle aussi nest plus dans cette maison de Saqqara oò elle a vécu de longues années. Là, dans cette maison, elle avait son atelier de reliure et un piano quelle avait fait amener à la maison à dos de chameau. Lorsque Mimi décide de rentrer définitivement vivre en France, elle emmène avec elle les quatre enfants, et le couple ne se retrouve plus quen été en France. Elle sest consacrée aux non-voyants de la fondation Valentin Haöy. «Elle-même ne voit presque plus maintenant», regrette ZIVIE. LAUER nétait pas revenu en Égypte depuis 1999 mais il comptait y revenir. Il avait fermé comme dhabitude sa maison et y avait entassé toutes ses affaires. Personne na la clé. Il avait lhabitude de faire ainsi chaque année. La maison ne reverra pas son maître, mais «même si ses objets ne sont pas là, on vit chez lui, il nous entoure», dit ZIVIE qui réside dans une des chambres en tant que directeur de mission. Une autre chambre est consacrée à Jean LECLANT qui préside une autre mission. Son rêve na pas été totalement accompli. Mais quelle vie humaine même centenaire peut-elle suffire à réaliser toutes ces aspirations surtout pour un homme qui pensait en termes déternité. Il a voulu à la fin consacrer un musée, près du site de Saqqara, à une maquette explicative pour montrer aux touristes la genèse de ce qui est à la fois la première pyramide et la première architecture de pierre. «Le projet de musée était le carburant pour continuer sa vie, mais malheureusement, il na pas vu la fin de son rêve qui est sur le point de se réaliser», explique ZIVIE. Le HCA se préparait à un hommage en juin prochain à LAUER. GABALLAH devait lui remettre à Paris un papyrus oò les archéologues égyptiens lui expriment leur remerciement. En fait, lÉgypte a considéré LAUER comme lun des siens. Cest lambassadeur dÉgypte en France, Ali Maher AL-SAYED, qui a annoncé le décès de LAUER, indiquant «que lÉgypte et la France venaient de perdre un grand homme et un grand égyptologue. Je rends hommage à sa mémoire et à son uvre». Dailleurs, lors de la célébration du bicentenaire des relations franco-égyptiennes en 1998, quelquun navait-il pas dit à LAUER quil représentait à lui seul la moitié de ce bicentenaire? (Ahmed LOUTFI & Hala FARES, «LAUER rejoint Imhotep dans l'éternité», Al-Ahram Hebdo du 23 mai 2001. Voir également Jill KAMIL, «Archaeologist through and through», Al-Ahram Weekly du 24 mai). * * * Nominations Le premier semestre 2001 a vu nombre de changements dans des postes clés du Conseil Suprême des Antiquités : Le Dr. Muhammad AL-DAMÂTÎ est nommé, à partir du 1er février, directeur général du Musée Égyptien, en remplacement du Dr. Muhammad ‘Abd al-Hamîd AL-CHÎMÎ. Le Dr Mâgid ‘Azîz HANNÂ remplace le Dr Murâd Tawfîq ‘ABD AL-SAYYID à la tête du Musée copte. Le Dr Rifat ‘Abd al-‘Azîm MAHMÔD occupe, à dater du 17 mai, le poste de directeur général du Musée dart islamique, en remplacement de M. Fârôq ‘ASKAR. Le Dr Muhammad ‘ABD AL-MAQSÔD a été nommé en avril 2001 au poste de directeur général des Antiquités du Delta et de Basse-Égypte. En plus des Antiquités du Sinaï quil dirige. (Luay Mahmôd SAÎD, «Musées et Antiquités», Al-Qâhira du 1er mai 2001). * * * Décorations Zâhî Hawwâs Au cours dune cérémonie organisée hier au siège du club diplomatique du ministère des Affaires étrangères, lAssociation des savants égyptiens vivant aux États-Unis et au Canada a attribué au Dr Zâhî HAWWÂS linsigne du «savant distingué» pour lan-née 2000. Un obélisque en cristal spécialement conçu pour cette occasion a été remis au Dr HAWWÂS, en hommage à ses découvertes, recherches archéologiques et nombreuses publications scientifiques. Ont assisté à cette cérémonie, le Président de lAssociation, Dr Badr al-Dîn ‘ALÎ et Dr Huda AL-GHAMRÂWÎ, lun des savants égyptiens installés aux États-Unis. Parmi les savants égyptiens ayant déjà reçu cette distinction : Dr Fârôq AL-BÂZ, Ahmad ZUWAYL et Ismâîl SIRÂG AL-DÎN. (Muchîra MÔSA, «Remise de la décoration du «savant distingué» au Dr Zâhî HAWWÂS», Al-Ahrâm du 2 janvier 2001). Au cours de sa session de clôture, le quatorzième congrès de Damiette a remis au Dr Zâhî HAWWÂS lécusson de lUniversité de Mansôra. Par cette distinction honorifique, Damiette rend hommage à lun de ses fils qui ont rendu des services vénérables à la patrie. (‘Alî DÂOÔD, «Larchéologue Zâhî HAWWÂS honoré par le congrès de Damiette», Al-Ahrâm du 30 avril 2001). Le centre culturel russe au Caire a organisé une cérémonie en lhonneur de larchéologue Zâhî HAWWÂS, directeur des Antiquités du Caire et de Gîza, à loccasion de son élection au rang de membre honorifique de lAcadémie russe des sciences. Lors dune grande cérémonie officielle qui se tiendra le 15 novembre prochain à Moscou, une médaille lui sera remise en hommage à ses efforts et ses réalisations archéologiques. Le Dr Zâhî HAWWÂS a exprimé sa joie et sa reconnaissance pour cet honneur que lui accorde lAcadémie russe. Soulignons que lex-secrétaire général des Nations Unies, Dr Butrus GHÂLÎ est lunique personnalité égyptienne ayant déjà reçu cette distinction honorifique dispensée par lAcadémie russe. (Achraf AL-BAYYÔMÎ, «Cérémonie russe en lhonneur de HAWWÂS», Al-Ahrâr du 17 mai). * * * Gâballah ‘Alî Gâballah Le Polish Centre of Archaeology du Caire a remis au Dr Gâballah ‘Alî GÂBALLAH, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités, la médaille de lUniversité de Varsovie, en récompense de ses efforts scientifiques dans le domaine de larchéologie. (Luay Mahmôd SAÎD, «Musées et Antiquités», Al-Qâhira du 27 février 2001). * * * Coopérations Communauté européenne The University of Helwan has started a national project in cooperation with specialists from Germany, the Netherlands and Switzerland to revive the ancient Egyptian music. According to the Universitys chairman, Dr Hassan HOSNI, an international conference would be held soon under the title of «The Egyptian Pharaonic Music», which would be a preliminary step for the project. Moreover, an annual music festival will be organised in Luxor where Egyptian music will be played by a troupe dressed in Pharaonic costume using modern versions of old instruments. The band will also accompany archaeological displays in overseas tours. The national project, as indicated by Deputy Chairman of Helwan University Amr SALAMA, will cost an initial sum of LE 500,000 over a period of 24 to 30 months. The EC will contribute financially to the project. Under the set plan old Egyptian musical instruments are to be produced with the same specifications, a band of talented players will be formed and a museum will also envisaged to display these instruments. The location of the museum will be most probably in the vicinity of one of the ancient temples. «The plan of action, however, depends on two aspects, one that has to do with research and the other with execution,» Dr Sami AFIFI Director of the Technological Development Research Centre has told an Arabic daily. He said that research would deal with existing samples of instruments on display in museums referring as well to studies conducted on the language of hand signs, the traditions of peoples and inscriptions. On the other hand ad-hoc committees would be formed to chose and assess required instruments and determine the materials from which they were made, he added. Several meetings have been already held with German and Dutch experts to expound details of the project. Supervisor of the project, Dr Khairy IBRAHIM, who is a professor of Musicology at the Faculty of Music Education has recently returned from Germany after having access to video tapes and documents about ancient instruments on display in German and British museums. Dr IBRAHIM said that the planned international conference would take place by the end of the year. A committee of 27 experts in different specialisations would be set to prepare for the conference. (Sammar A. EZZAT, «Plan to revive ancient Egyptian music, its instruments», The Egyptian Gazette du 14 juin 2001; Muhammad HABÎB, «Un plan national pour rescuciter la musique pharaonique», Al-Ahrâm du 12 juin). * * * États-Unis Le Comité permanent des Antiquités, présidé par le Dr Gâballah ‘Alî GÂBALLAH, a également rejeté, pour des raisons de sécurité, la demande déposée par une mission américaine de fouilles dans le port Ouest dAlexandrie. Soulignons que cinq missions archéologiques travaillent déjà dans la zone des Antiquités sous-marines. («Rejet dune demande israélienne ? de fouille des Antiquités submergées», Al-Musawwar du 12 janvier). * * * Finlande To preserve Egypts historical sites a large chunk of the worlds cultural heritage from future hazardous urban, agricultural and infrastructure development, a comprehensive archaeological Atlas will soon be available on the Internet… The aim of the present joint project between the Supreme Council of Antiquities (SCA), in collaboration with Finnish experts, is to launch a coherent and sustainable reference to be called the Archaeological Geographical Information System (AGIS) which will not only register historical sites, land use and legal aspects of property, but will also indicate the risks they face. An example of the seriousness of the inadvertent infringement on important archaeo-logical areas can be seen at the site of Per-Ramses at Qantir. This is located on the banks of the now dried-up Pelusiac branch of the Nile at the former eastern edge of the Nile Delta, half-way between Tel Basta at Zagazig and Sa El-Haggar, the former city of Tanis. German achaeological mission member Edgar PUSCH embarked on a magnetic survey when the German team began its excavation in 1996. The survey revealed that the site, now hidden under agricultural land, was once a town even larger than those of Tel El-Amarna and Luxor. The area contained the remains of temples, houses, streets and living quarters, as well as objects unearthed from the soil and now kept in Cairo, Zagazig and the storehouses of PUSCH and his colleagues at Tel El-Daba. PUSCH handed his findings over to the Egyptian Antiquities Information System (EAIS) so they could be incorporated into their own survey and the AGIS. The idea of establishing the AGIS centre was first raised during the International Congress of Egyptologists in March 2000, during which the SCA declared its intention to move ahead. A month later, it signed a protocol with Finland, under which the Finnish government issued a $1 million grant. Work on mapping three pilot sites at Sharqiya, the north coast and Sinai began last June. Two projects will be carried out simultaneously. One, the EAIS project, will produce detailed maps at the site level, citing areas for site protection, planning and control. It will handle the various available maps including official boundaries of provinces, topographic maps, mission maps and land use maps. EAIS team leader Naguib AMIN says the National Authority for Remote Sensing and Space Science, which carried out a survey of the necropolis from Giza to Dahshur and other areas, including Sharqiya province, is providing satellite images and maps. Such maps have also been provided by other foreign missions working in Egypt, who provided details of the sites they have studied during their excavations. The Cairo University Engineering Centre for Archaeology and Environment, the Cabinets Information and Decision Support Centre, and the General Organisation of Physical Planning also contributed. The second is the AGIS project which, in cooperation with government agencies, will provide the technological apparatus needed to cover three levels of archaeological information. «One on the national level, where every site is presented by a point on the reference map and a set of data; the second on the site level, where each site is expanded to show its different structures; and the third is the monument level, with details of architectural elements on the monuments displayed,» the director of the National Centre for Documentation and Cultural and Natural Heritage (CULTNAT), Fathi SALEH, said. The massive pilot projects, which the Finnish government is financing, are estimated to be finished in two years. One function of the pilots is to train Egyptians in relevant fields so that the Egyptian government can continue to carry out similar documentation on all the sites in Egypt. To control the boundaries of archaeological sites once they have been identified, the maps provided by the EAIS will be distributed among governmental authorities, including those of traffic and housing, agriculture, infrastructure, sewerage and drainage. In this way, proper planning and protection measures will be taken, and there is a chance that further haphazard urban expansion, road construction and agricultural infringement will be controlled. The criteria for choice of the three pilot projects was based on those areas considered most endangered. In Sharqiya, this was because it is largely agricultural land, and heavily populated; on the north coast because it is succumbing all too rapidly to tourist development; and in Sinai because it is equally rapidly undergoing change. On the Internet, the first level will be the national one, allowing the user to zoom into different regions and select sites according to date, type or other criteria. The basic information corresponding to the selected site will be displayed, including recent and archival photographs and information about the objects recovered from the site. At the second level, a detailed map will display the sites general components, as well as further data about the monument, its builder, type and age. The third and last level will provide in-depth data about the selected monument, and display a detailed plan of the structure, along with an overview image. A complete description of the reliefs or paintings will accompany the attached photograph. For some of the monuments, a 3-D model will be available, offering the possibility of a walk-through visit. (Nevine EL-AREF, «Browsing through documented history», Al-Ahram Weekly du 22 mars 2001. Voir également Khâlid ‘AZAB, «Premier projet égyptien pour lenregistrement et la documentation des sites archéologiques», Al-Qâhira du 30 janvier; Muchîra MÔSA, «Projet égypto-finlandais pour la documentation archéologique», Al-Ahrâm du 15 mars; Charîf KHAFÂGÎ, «Les Antiquités égyptiennes sur une carte informatique pour la première fois», Al-Akhbâr du 22 mars). * * * Géorgie Désormais, lÉgypte met son savoir-faire dans le domaine de la restauration à la disposition non seulement des autres pays arabes et musulmans, mais également des pays de lEst : Dr Husnî NÔWAYSAR, directeur du Centre de restauration des Antiquités de lUniversité du Caire, a annoncé que son Centre a organisé récemment un stage pour vingt Géorgiens qui occupent des postes importants dans le secteur des Antiquités dans leur pays. Ils ont reçu un entraînement théorique et pratique et ont suivi quelques conférences sur les Antiquités égyptiennes de la préhistoire à lépoque islamique. Les membres de cette délégation ont également visité quelques chantiers archéologiques et y ont appris les techniques de fouilles et de restauration. Le doyen de la Faculté dArchéologie et président du Conseil dadministration du Centre de restauration, Dr Rafat AL-NABARÂWÎ, a supervisé le déroulement de ce stage. (Luay Mahmôd SAÎD, «Musées et Antiquités», Al-Qâhira du 8 mai 2001 ). * * * Grèce Le Conseil Suprême des Antiquités a rejeté la demande de la mission grecque dentreprendre des fouilles archéologiques dans la nécropole juive à Alexandrie. Ce refus provient de ce que cette mission avait obtenu laccord des autorités israéliennes, avant de sadresser au CSA. Il y a quelques semaines, le quotidien Al-Wafd avait mis en garde contre le non-respect par cette mission de la souveraineté nationale. Le gouverneur dAlexandrie, le Général ‘Abd al-Salâm MAHGÔB, sétait opposé au travaux de fouilles entrepris par la mission à lextérieur de lenceinte de la nécropole juive, ce qui compromet les travaux de réaménagement. La mission grecque avait alors sollicité lautorisation dIsraël de fouiller les tombes juives situées à Azârîta. Après avoir obtenu laval des Israéliens, la mission sétait ensuite adressé au CSA. Il est à noter que laccord israélien était assorti de plusieurs conditions : ne pas toucher aux restes humains, limiter strictement les fouilles aux allées du cimetière, ainsi que la présence dun spécialiste israélien pour superviser les opérations de fouilles. (Zakariyâ FIKRÎ, «Le CSA rejette la demande de la mission grecque de fouiller les tombes juives», Al-Wafd du 23 mars 2001). * * * Israël Le secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités, le Dr Gâballah ‘Alî GÂBALLAH, a réitéré son refus catégorique de toute forme de coopération archéologique avec Israël. Lors des déclarations faites hier, il a précisé que ce refus nest pas lié au soulèvement palestinien, mais quil sagit plutôt dune position stable du CSA. (Tâha ‘ABD AL-RAHMÂN, «GÂBALLAH réitère son refus de la coopération archéologique avec Israël», Al-Ahrâr du 3 janvier 2001). Le Conseil Suprême des Antiquités a rejeté un projet présenté par Israël via la Communauté européenne. Ce projet comprenait lenvoi dune mission archéologique israélienne pour effectuer le relevé des Antiquités submergées le long des côtes méditerranéennes, à proximité des frontières israéliennes. Cette demande met en exergue les quarante années dexpérience accumulée par Israël dans ce domaine («Rejet dune demande israélienne de fouille des Antiquités submergées», Al-Musawwar du 12 janvier). LÉgypte a refusé la demande dIsraël con-cer-nant lentraînement des archéologues israéliens dans le cadre dun stage de formation organisé par le Conseil Suprême des Antiquités en coopération avec lUnesco dans le Musée de la Nubie en novembre prochain. Le secrétaire général du CSA, Dr Gâballah ‘Alî GÂBALLAH, a déclaré avoir été surpris la semaine dernière au cours de sa dernière visite en France que les responsables de lUnesco aient rajouté le nom dIsraël à la liste des États participant au programme dentraînement international, malgré lopposition de lÉgypte à une telle participation. Il a confirmé avoir demandé aux responsables de lUnesco décarter Israël et de limiter la participation aux seuls pays arabes et africains. Le délégué iranien a manifesté sa compréhension de cette situation et a accepté le retrait de son pays du programme, afin de ne pas servir de prétexte à Israël dexiger dy participer aussi. Le directeur du Fonds des Antiquités de Nubie, Kamâl BARAKÂT, a précisé que ce stage comprend lentraî-ne-ment des conservateurs des musées et des restaurateurs aux différents procédés muséologiques, de préservation et de restauration des Antiquités. Ce programme intervient après laccord de lUnesco de transformer le Musée de la Nubie en un centre mondial dentraînement archéologique en Afrique et dans les pays arabes. (Achraf MUFÎD, «LÉgypte refuse lentraînement des archéologues israéliens dans le Musée de Nubie», Al-Ahrâm du 22 juin). En dehors des relations conflictuelles égypto-israéliennes, lÉgypte fédère lensemble des pays arabes et musulmans pour contrer la politique israélienne dannexion du patrimoine archéologique palestinien : M. Mohamed ABDEL MAQSSOUD ABDEL RAHIM a voyagé, conformément à la résolution du ministre de la Culture, M. Farouk HOSNI, pour assister à la XXIVe session du Centre mondial du patrimoine mondial relevant de lUnesco, session qui a été dailleurs tenue en Australie, avec la participation de 157 États parmi les États membres de lUnesco. Il a présenté un rapport sur les résultats de cette session au Dr Gaballa Ali GABALLA, qui la transmis, à son |
| revue de presse 1. themes generaux disparition jean-philippe lauer le mardi 14 mai 2001, l'egyptologue francais jean-philippe lauer decede a paris a l'age de quatre-vingt-dix-neuf ans. la communaute archeologique et la presse locale lui ont rendu un vibrant hommage: (…) ne a paris le 7 mai 1902, architecte de formation, lauer a debarque sur ce site, cinq fois millenaire, un beau jour de 1926, comme assistant sur les fouilles. cette histoire, il aimait la raconter a ses amis et a ses hotes. lorsqu'il est venu en egypte, il ne pensait sans doute qu'a une mission temporaire. il n'avait qu'un contrat de huit mois avec le service des antiquites egyptiennes. et d'ailleurs, il etait architecte et non egyptologue, les hieroglyphes pour lui etaient un mystere et il ne connaissait guere ni l'arabe, ni l'hebreu, ni l'arameen, langues que connaissaient les archeologues a l'epoque. mais comme il se plaisait a le dire, "tout de suite, saqqara m'a fascine". et c'est une experience rare par sa duree et son intensite qui commence. depuis, il a en effet toujours travaille a saqqara, a de rares exceptions pres, fuyant la guerre de 1939-45 et l'affaire de suez, en 1956-59. il y vecut avec sa famille dans une petite maison au bout du desert et du haut de laquelle il contemplait la palmeraie. une vie fantastique faite de travail et surtout d'une course contre le temps, avec l'idee qu'il n'aura pas de successeur et que s'il laissait tomber, le travail ne serait jamais complete. en fait, la question lui a ete posee plusieurs fois, a chaque etape de sa vie ou l'on sentait qu'il meritait une retraite. mais il repondait inlassablement: "si je me rends encore a saqqara, c'est parce que je considere que c'est mon devoir, je fais un dernier effort pour finir ce travail, car si je ne le fais pas, il ne sera jamais fait et ce sera fichu", declarait-il en 1986 a philippe flandrin, dans une serie d'entretiens figurant dans un celebre ouvrage "jean-philippe lauer, saqqara une vie". chaque annee, il revenait en automne. "il vivait pour l'egypte. sa vie comptait par les jours qu'il passait a saqqara. il allait en france pour revenir en egypte", temoigne de son cote gaballah ali gaballah, secretaire general du haut conseil des antiquites (hca). ainsi, personne n'a pu le convaincre de lacher ce travail. depuis les annees 1990, il allait cependant moins bien, releve zivie. "il etait devenu plus fragile. il commencait a tomber, mais ce sont les quatre mois qu'il passait en egypte qui lui donnaient la force de vivre", assure-t-il. une force a la mesure de la tache qu'il a entreprise. arrive en egypte, le site etait en ruines. il a patiemment remonte bloc a bloc, durant plus de 70 ans, le mur d'enceinte en calcaire blond bati autour de la pyramide. "nous n'avions que les fondations. mais la plupart des pierres utilisees sont d'origine. lorsqu'il y avait un chainon manquant, nous le remplacions avec des pierres de la carriere de tora", avait explique lauer dans des declarations faites a al-ahram hebdo en janvier 1996. c'est un travail de precision que ce successeur spirituel d'imhotep, premier architecte connu de l'histoire de l'humanite, a su mener. il a non seulement reussi a reconstituer le site, mais il a aussi ete le premier a en cerner le symbolisme. l'emploi pour la premiere fois de la pierre de taille a constitue un apport a la symbolique du lieu. l'ensemble funeraire avant imhotep etait en effet, en matieres plus legeres, en roseau, puis en bois et enfin en brique. l'ensemble de la pierre, materiau fait pour durer, temoigne de la soif d'eternite qui animait les anciens egyptiens et qui a vu en imhotep l'artisan de sa realisation. ce qui compte, c'est que dans le complexe funeraire de djeser, tous les elements symboliques etaient representes grandeur nature et en pierre de taille. une veritable architecture ou le reel et le symbolique concordaient. "meme les successeurs de cet architecte etaient incapables de rivaliser avec lui", avait confie lauer. "cette reconstitution a exige 10 campagnes de travail, chacune d'une duree de 6 a 7 mois. j'ai selectionne. j'ai remis des pierres anciennes a leur emplacement original. j'ai pu determiner la hauteur des murs, notamment les murs blancs de memphis, la capitale qu'imhotep a choisi de representer autour du complexe funeraire pour donner un semblant de vie reelle a l'ame du roi". comme le souligne gaballah ali gaballah, lauer "traitait les pierres de maniere differente. il a reussi avec un tas enorme de pierres eparpillees partout a restituer une grande partie du site de saqqara". travail qu'il voulait poursuivre encore puisque jusqu'a la fin, il continuait l'anastylose des monuments de djeser. il voulait aussi decouvrir la tombe d'imhotep. l'idee qui le tracassait etait qu'il n'avait pas de successeur. "il communiquait beaucoup et tres peu en meme temps. il avait tout en tete. comment transmettre tout cela? tel etait le probleme. chaque homme a son secret. lauer aussi, qui etait un personnage exceptionnel et hors norme", explique zivie. en fait, il etait timide, mais "il avait aussi un humour terrible pour un monsieur aussi serieux. dans les soirees, il racontait les histoires les plus curieuses". et il y avait de quoi. n'a-t-il pas vu defiler a saqqara "la terre entiere" de goebbels a ho chi minh en passant par alphonse xiii et en terminant par jacques chirac? toutes ces visites intervenues surtout a l'heure de l'engouement grandissant pour l'egypte sont venues quelque peu rompre l'isolement voulu par lauer. "nous etions volontairement retires du monde, et c'est le monde qui est venu maintenant a nous", relate son epouse mimi dans "lauer et saqqara", ouvrage de claudine le tourneur d'ison. les visites ont toujours ete frequentes a saqqara, les dejeuners se deroulaient sur la terrasse donnant sur la palmeraie. il etait tellement devenu une legende qu'une touriste americaine lui a demande une fois: "puis-je vous toucher?". aujourd'hui, le maitre de ceans n'est plus, son epouse marguerite jouguet, surnommee mimi, fille de pierre jouguet, helleniste et directeur de l'institut francais d'archeologie orientale du caire, n'est plus revenu a saqqara depuis 1947. elle a comme lui un caractere exceptionnel. "c'est une forte femme, de caractere extraordinaire, independante, et avec beaucoup d'humour", relate zivie. elle aussi n'est plus dans cette maison de saqqara ou elle a vecu de longues annees. la, dans cette maison, elle avait son atelier de reliure et un piano qu'elle avait fait amener a la maison a dos de chameau. lorsque mimi decide de rentrer definitivement vivre en france, elle emmene avec elle les quatre enfants, et le couple ne se retrouve plus qu'en ete en france. elle s'est consacree aux non-voyants de la fondation valentin hauy. "elle-meme ne voit presque plus maintenant", regrette zivie. lauer n'etait pas revenu en egypte depuis 1999 mais il comptait y revenir. il avait ferme comme d'habitude sa maison et y avait entasse toutes ses affaires. personne n'a la cle. il avait l'habitude de faire ainsi chaque annee. la maison ne reverra pas son maitre, mais "meme si ses objets ne sont pas la, on vit chez lui, il nous entoure", dit zivie qui reside dans une des chambres en tant que directeur de mission. une autre chambre est consacree a jean leclant qui preside une autre mission. son reve n'a pas ete totalement accompli. mais quelle vie humaine meme centenaire peut-elle suffire a realiser toutes ces aspirations surtout pour un homme qui pensait en termes d'eternite. il a voulu a la fin consacrer un musee, pres du site de saqqara, a une maquette explicative pour montrer aux touristes la genese de ce qui est a la fois la premiere pyramide et la premiere architecture de pierre. "le projet de musee etait le carburant pour continuer sa vie, mais malheureusement, il n'a pas vu la fin de son reve qui est sur le point de se realiser", explique zivie. le hca se preparait a un hommage en juin prochain a lauer. gaballah devait lui remettre a paris un papyrus ou les archeologues egyptiens lui expriment leur remerciement. en fait, l'egypte a considere lauer comme l'un des siens. c'est l'ambassadeur d'egypte en france, ali maher al-sayed, qui a annonce le deces de lauer, indiquant "que l'egypte et la france venaient de perdre un grand homme et un grand egyptologue. je rends hommage a sa memoire et a son oeuvre". d'ailleurs, lors de la celebration du bicentenaire des relations franco-egyptiennes en 1998, quelqu'un n'avait-il pas dit a lauer qu'il representait a lui seul la moitie de ce bicentenaire? (ahmed loutfi & hala fares, "lauer rejoint imhotep dans l'eternite", al-ahram hebdo du 23 mai 2001. voir egalement jill kamil, "archaeologist through and through", al-ahram weekly du 24 mai). * * * nominations le premier semestre 2001 a vu nombre de changements dans des postes cles du conseil supreme des antiquites: le dr. muhammad al-damati est nomme, a partir du 1er fevrier, directeur general du musee egyptien, en remplacement du dr. muhammad 'abd al-hamid al-chimi. le dr magid 'aziz hanna remplace le dr murad tawfiq 'abd al-sayyid a la tete du musee copte. le dr rif'at 'abd al-'azim mahmud occupe, a dater du 17 mai, le poste de directeur general du musee d'art islamique, en remplacement de m. faruq 'askar. le dr muhammad 'abd al-maqsud a ete nomme en avril 2001 au poste de directeur general des antiquites du delta et de basse-egypte. en plus des antiquites du sinai qu'il dirige. (lu'ay mahmud sa'id, "musees et antiquites", al-qahira du 1er mai 2001). * * * decorations zahi hawwas au cours d'une ceremonie organisee hier au siege du club diplomatique du ministere des affaires etrangeres, l'association des savants egyptiens vivant aux etats-unis et au canada a attribue au dr zahi hawwas l'insigne du "savant distingue" pour l'an-nee 2000. un obelisque en cristal specialement concu pour cette occasion a ete remis au dr hawwas, en hommage a ses decouvertes, recherches archeologiques et nombreuses publications scientifiques. ont assiste a cette ceremonie, le president de l'association, dr badr al-din 'ali et dr huda al-ghamrawi, l'un des savants egyptiens installes aux etats-unis. parmi les savants egyptiens ayant deja recu cette distinction: dr faruq al-baz, ahmad zuwayl et isma'il sirag al-din. (muchira musa, "remise de la decoration du "savant distingue" au dr zahi hawwas", al-ahram du 2 janvier 2001). au cours de sa session de cloture, le quatorzieme congres de damiette a remis au dr zahi hawwas l'ecusson de l'universite de mansura. par cette distinction honorifique, damiette rend hommage a l'un de ses fils qui ont rendu des services venerables a la patrie. ('ali daoud, "l'archeologue zahi hawwas honore par le congres de damiette", al-ahram du 30 avril 2001). le centre culturel russe au caire a organise une ceremonie en l'honneur de l'archeologue zahi hawwas, directeur des antiquites du caire et de giza, a l'occasion de son election au rang de membre honorifique de l'academie russe des sciences. lors d'une grande ceremonie officielle qui se tiendra le 15 novembre prochain a moscou, une medaille lui sera remise en hommage a ses efforts et ses realisations archeologiques. le dr zahi hawwas a exprime sa joie et sa reconnaissance pour cet honneur que lui accorde l'academie russe. soulignons que l'ex-secretaire general des nations unies, dr butrus ghali est l'unique personnalite egyptienne ayant deja recu cette distinction honorifique dispensee par l'academie russe. (achraf al-bayyumi, "ceremonie russe en l'honneur de hawwas", al-ahrar du 17 mai). * * * gaballah 'ali gaballah le polish centre of archaeology du caire a remis au dr gaballah 'ali gaballah, secretaire general du conseil supreme des antiquites, la medaille de l'universite de varsovie, en recompense de ses efforts scientifiques dans le domaine de l'archeologie. (lu'ay mahmud sa'id, "musees et antiquites", al-qahira du 27 fevrier 2001). * * * cooperations communaute europeenne the university of helwan has started a national project in cooperation with specialists from germany, the netherlands and switzerland to revive the ancient egyptian music. according to the university's chairman, dr hassan hosni, an international conference would be held soon under the title of "the egyptian pharaonic music", which would be a preliminary step for the project. moreover, an annual music festival will be organised in luxor where egyptian music will be played by a troupe dressed in pharaonic costume using modern versions of old instruments. the band will also accompany archaeological displays in overseas tours. the national project, as indicated by deputy chairman of helwan university amr salama, will cost an initial sum of le 500,000 over a period of 24 to 30 months. the ec will contribute financially to the project. under the set plan old egyptian musical instruments are to be produced with the same specifications, a band of talented players will be formed and a museum will also envisaged to display these instruments. the location of the museum will be most probably in the vicinity of one of the ancient temples. "the plan of action, however, depends on two aspects, one that has to do with research and the other with execution," dr sami afifi director of the technological development research centre has told an arabic daily. he said that research would deal with existing samples of instruments on display in museums referring as well to studies conducted on the language of hand signs, the traditions of peoples and inscriptions. on the other hand ad-hoc committees would be formed to chose and assess required instruments and determine the materials from which they were made, he added. several meetings have been already held with german and dutch experts to expound details of the project. supervisor of the project, dr khairy ibrahim, who is a professor of musicology at the faculty of music education has recently returned from germany after having access to video tapes and documents about ancient instruments on display in german and british museums. dr ibrahim said that the planned international conference would take place by the end of the year. a committee of 27 experts in different specialisations would be set to prepare for the conference. (sammar a. ezzat, "plan to revive ancient egyptian music, its instruments", the egyptian gazette du 14 juin 2001; muhammad habib, "un plan national pour rescuciter la musique pharaonique", al-ahram du 12 juin). * * * etats-unis le comite permanent des antiquites, preside par le dr gaballah 'ali gaballah, a egalement rejete, pour des raisons de securite, la demande deposee par une mission americaine de fouilles dans le port ouest d'alexandrie. soulignons que cinq missions archeologiques travaillent deja dans la zone des antiquites sous-marines. ("rejet d'une demande israelienne? de fouille des antiquites submergees", al-musawwar du 12 janvier). * * * finlande to preserve egypt's historical sites - a large chunk of the world's cultural heritage - from future hazardous urban, agricultural and infrastructure development, a comprehensive archaeological atlas will soon be available on the internet… the aim of the present joint project between the supreme council of antiquities (sca), in collaboration with finnish experts, is to launch a coherent and sustainable reference to be called the archaeological geographical information system (agis) which will not only register historical sites, land use and legal aspects of property, but will also indicate the risks they face. an example of the seriousness of the inadvertent infringement on important archaeo-logical areas can be seen at the site of per-ramses at qantir. this is located on the banks of the now dried-up pelusiac branch of the nile at the former eastern edge of the nile delta, half-way between tel basta at zagazig and sa el-haggar, the former city of tanis. german achaeological mission member edgar pusch embarked on a magnetic survey when the german team began its excavation in 1996. the survey revealed that the site, now hidden under agricultural land, was once a town even larger than those of tel el-amarna and luxor. the area contained the remains of temples, houses, streets and living quarters, as well as objects unearthed from the soil and now kept in cairo, zagazig and the storehouses of pusch and his colleagues at tel el-dab'a. pusch handed his findings over to the egyptian antiquities information system (eais) so they could be incorporated into their own survey and the agis. the idea of establishing the agis centre was first raised during the international congress of egyptologists in march 2000, during which the sca declared its intention to move ahead. a month later, it signed a protocol with finland, under which the finnish government issued a $1 million grant. work on mapping three pilot sites - at sharqiya, the north coast and sinai - began last june. two projects will be carried out simultaneously. one, the eais project, will produce detailed maps at the site level, citing areas for site protection, planning and control. it will handle the various available maps including official boundaries of provinces, topographic maps, mission maps and land use maps. eais team leader naguib amin says the national authority for remote sensing and space science, which carried out a survey of the necropolis from giza to dahshur and other areas, including sharqiya province, is providing satellite images and maps. such maps have also been provided by other foreign missions working in egypt, who provided details of the sites they have studied during their excavations. the cairo university engineering centre for archaeology and environment, the cabinet's information and decision support centre, and the general organisation of physical planning also contributed. the second is the agis project which, in cooperation with government agencies, will provide the technological apparatus needed to cover three levels of archaeological information. "one on the national level, where every site is presented by a point on the reference map and a set of data; the second on the site level, where each site is expanded to show its different structures; and the third is the monument level, with details of architectural elements on the monuments displayed," the director of the national centre for documentation and cultural and natural heritage (cultnat), fathi saleh, said. the massive pilot projects, which the finnish government is financing, are estimated to be finished in two years. one function of the pilots is to train egyptians in relevant fields so that the egyptian government can continue to carry out similar documentation on all the sites in egypt. to control the boundaries of archaeological sites once they have been identified, the maps provided by the eais will be distributed among governmental authorities, including those of traffic and housing, agriculture, infrastructure, sewerage and drainage. in this way, proper planning and protection measures will be taken, and there is a chance that further haphazard urban expansion, road construction and agricultural infringement will be controlled. the criteria for choice of the three pilot projects was based on those areas considered most endangered. in sharqiya, this was because it is largely agricultural land, and heavily populated; on the north coast because it is succumbing all too rapidly to tourist development; and in sinai because it is equally rapidly undergoing change. on the internet, the first level will be the national one, allowing the user to zoom into different regions and select sites according to date, type or other criteria. the basic information corresponding to the selected site will be displayed, including recent and archival photographs and information about the objects recovered from the site. at the second level, a detailed map will display the site's general components, as well as further data about the monument, its builder, type and age. the third and last level will provide in-depth data about the selected monument, and display a detailed plan of the structure, along with an overview image. a complete description of the reliefs or paintings will accompany the attached photograph. for some of the monuments, a 3-d model will be available, offering the possibility of a walk-through visit. (nevine el-aref, "browsing through documented history", al-ahram weekly du 22 mars 2001. voir egalement khalid 'azab, "premier projet egyptien pour l'enregistrement et la documentation des sites archeologiques", al-qahira du 30 janvier; muchira musa, "projet egypto-finlandais pour la documentation archeologique", al-ahram du 15 mars; charif khafagi, "les antiquites egyptiennes sur une carte informatique pour la premiere fois", al-akhbar du 22 mars). * * * georgie desormais, l'egypte met son savoir-faire dans le domaine de la restauration a la disposition non seulement des autres pays arabes et musulmans, mais egalement des pays de l'est: dr husni nuwaysar, directeur du centre de restauration des antiquites de l'universite du caire, a annonce que son centre a organise recemment un stage pour vingt georgiens qui occupent des postes importants dans le secteur des antiquites dans leur pays. ils ont recu un entrainement theorique et pratique et ont suivi quelques conferences sur les antiquites egyptiennes de la prehistoire a l'epoque islamique. les membres de cette delegation ont egalement visite quelques chantiers archeologiques et y ont appris les techniques de fouilles et de restauration. le doyen de la faculte d'archeologie et president du conseil d'administration du centre de restauration, dr ra'fat al-nabarawi, a supervise le deroulement de ce stage. (lu'ay mahmud sa'id, "musees et antiquites", al-qahira du 8 mai 2001 ). * * * grece le conseil supreme des antiquites a rejete la demande de la mission grecque d'entreprendre des fouilles archeologiques dans la necropole juive a alexandrie. ce refus provient de ce que cette mission avait obtenu l'accord des autorites israeliennes, avant de s'adresser au csa. il y a quelques semaines, le quotidien al-wafd avait mis en garde contre le non-respect par cette mission de la souverainete nationale. le gouverneur d'alexandrie, le general 'abd al-salam mahgub, s'etait oppose au travaux de fouilles entrepris par la mission a l'exterieur de l'enceinte de la necropole juive, ce qui compromet les travaux de reamenagement. la mission grecque avait alors sollicite l'autorisation d'israel de fouiller les tombes juives situees a azarita. apres avoir obtenu l'aval des israeliens, la mission s'etait ensuite adresse au csa. il est a noter que l'accord israelien etait assorti de plusieurs conditions: ne pas toucher aux restes humains, limiter strictement les fouilles aux allees du cimetiere, ainsi que la presence d'un specialiste israelien pour superviser les operations de fouilles. (zakariya fikri, "le csa rejette la demande de la mission grecque de fouiller les tombes juives", al-wafd du 23 mars 2001). * * * israel le secretaire general du conseil supreme des antiquites, le dr gaballah 'ali gaballah, a reitere son refus categorique de toute forme de cooperation archeologique avec israel. lors des declarations faites hier, il a precise que ce refus n'est pas lie au soulevement palestinien, mais qu'il s'agit plutot d'une position stable du csa. (taha 'abd al-rahman, "gaballah reitere son refus de la cooperation archeologique avec israel", al-ahrar du 3 janvier 2001). le conseil supreme des antiquites a rejete un projet presente par israel via la communaute europeenne. ce projet comprenait l'envoi d'une mission archeologique israelienne pour effectuer le releve des antiquites submergees le long des cotes mediterraneennes, a proximite des frontieres israeliennes. cette demande met en exergue les quarante annees d'experience accumulee par israel dans ce domaine ("rejet d'une demande israelienne de fouille des antiquites submergees", al-musawwar du 12 janvier). l'egypte a refuse la demande d'israel con-cer-nant l'entrainement des archeologues israeliens dans le cadre d'un stage de formation organise par le conseil supreme des antiquites en cooperation avec l'unesco dans le musee de la nubie en novembre prochain. le secretaire general du csa, dr gaballah 'ali gaballah, a declare avoir ete surpris la semaine derniere au cours de sa derniere visite en france que les responsables de l'unesco aient rajoute le nom d'israel a la liste des etats participant au programme d'entrainement international, malgre l'opposition de l'egypte a une telle participation. il a confirme avoir demande aux responsables de l'unesco d'ecarter israel et de limiter la participation aux seuls pays arabes et africains. le delegue iranien a manifeste sa comprehension de cette situation et a accepte le retrait de son pays du programme, afin de ne pas servir de pretexte a israel d'exiger d'y participer aussi. le directeur du fonds des antiquites de nubie, kamal barakat, a precise que ce stage comprend l'entrai-ne-ment des conservateurs des musees et des restaurateurs aux differents procedes museologiques, de preservation et de restauration des antiquites. ce programme intervient apres l'accord de l'unesco de transformer le musee de la nubie en un centre mondial d'entrainement archeologique en afrique et dans les pays arabes. (achraf mufid, "l'egypte refuse l'entrainement des archeologues israeliens dans le musee de nubie", al-ahram du 22 juin). en dehors des relations conflictuelles egypto-israeliennes, l'egypte federe l'ensemble des pays arabes et musulmans pour contrer la politique israelienne d'annexion du patrimoine archeologique palestinien: m. mohamed abdel maqssoud abdel rahim a voyage, conformement a la resolution du ministre de la culture, m. farouk hosni, pour assister a la xxive session du centre mondial du patrimoine mondial relevant de l'unesco, session qui a ete d'ailleurs tenue en australie, avec la participation de 157 etats parmi les etats membres de l'unesco. il a presente un rapport sur les resultats de cette session au dr gaballa ali gaballa, qui l'a transmis, a son tour, au ministre de la culture. citons parmi les resultats les plus importants: 1) la suspension de la liste presentee par israel, celle qui renferme 28 sites antiques dont certains sont situes au sein des territoires occupes de la palestine, et dont le plus important est jerusalem. sites qu'israel desire d'ailleurs annexer. en effet, le representant de l'egypte, m. mohamed abdel maqsoud, directeur general des antiquites de l'est du delta et du sinai, a reussi, en cooperation avec les delegations arabes et le delegue palestinien, a suspendre la liste d'israel, celle-ci violant la charte de l'unesco et les resolutions de l'onu et du conseil de securite, quant a la question des territoires palestiniens occupes. 2) la suspension de toutes reunions regionales demandees par israel avec l'egypte ou les pays arabes, sur la protection du patrimoine mondial. (hassan saadallah, "rapport sur la session du patrimoine mondial", le progres egyptien du 7 janvier 2001). at the invitation of the ministry of culture, cairo will host a panel for the heads of archaeological authorities in the arab world from april 23-27 to work out a plan to protect arab monuments in jerusalem. the meeting is prompted by a request by israel to the 25th session of the international heritage conference in finland next december demanding that the monuments of jerusalem be considered as part of israel's cultural possessions. dr gaballah ali gaballah said that the sca would coordinate efforts with the unesco to counteract the israeli request. he said that three international arab and islamic organisations affiliated to the unesco would convene in cairo for that purpose. according to dr mohamed abdul-maqssoud director of sinai and east delta antiquities, one hundred invitations will be sent for the meeting, which takes place for the first time in cairo. he said that among the recommendations would be one suggesting holding the meeting on regular basis to discuss various subjects related to arab archaeological heritage. (sammar a. ezzat, "meeting in cairo to counteract israeli bid to lay hands on jerusalem monuments", the egyptian gazette du 29 mars 2001. voir egalement omayma abdel-latif, "history as plunder", al-ahram weekly du 5 avril 2001). * * * italie un des poles de la cooperation internationale est la creation de nouveaux centres de restauration favorisant a la fois la preservation du patrimoine egyptien, mais aussi le transfert de technologies et de savoir-faire et la formation, sur place, de nouveaux cadres: le ministre de la culture, faruq husni, a approuve la demande du gouvernement italien concernant la creation dans la region de la citadelle d'un centre pour la restauration archeologique, en collaboration avec le conseil supreme des antiquites. le dr gaballah 'ali gaballah, secretaire general du csa, a annonce que l'italie financera le cout total de ce projet estime a douze millions de livres. ce centre sera installe dans une villa de la zone de la citadelle qui avait abrite, autrefois, les commandants de l'armee britannique durant l'occupation anglaise. d'une superficie de 1200 m2, ce centre sera dote des equipements les plus modernes dans le domaine de la restauration et la preservation des pieces archeologiques. le dr gaballah a indique que le choix de cette villa pour l'implantation du centre a ete facilite par le fait qu'elle ne represente aucun caractere archeologique ni artistique. enfin, ce centre, dont la realisation prendra dix-huit mois, contribuera a la restauration et la preservation des pieces antiques qui seront exposees dans le nouveau musee egyptien. (taha 'abd al-rahman, "douze millions de livres pour la creation d'un centre de restauration archeologique", al-ahrar du 17 mars 2001). * * * polemiques antiquites & tourisme l'exploitation des sites archeologiq |