SOMMAIRE SYSTÈME DE TRANSLITTÉRATION... ÉDITORIAL... 5 I - thèmes généraux IN MEMORIAM... 10 ’Abd al-Hamîd al-Dâlî... 10 NOMINATIONS, RÉVOCATION... 10

Démission rejetée du ministre de laCulture... 11 DISTINCTIONS... 15 Mustafa al-’Abbâdî... 15 Ahmad ’Abd al-Hamîd Yôsuf... 16 Sâlih Lam’î & Sultân b. Muhammadal-Qâsimî... 16 COOPÉRATIONS... 17 Azerbaïdjan... 17 Italie... 17 Kazakhstan... 17 Soudan... 17 Russie... 18 FORMATIONS... 18 VERBATIM... 19 PORTRAIT... 21

Zâhî Hawwâs... 21 TOURISME & ANTIQUITÉS... 24 MISSIONS ARCHÉOLOGIQUES

SUSPENDUES... 25 Mission de l’Université d’Athènes àSainte-Catherine... 25 Mission de l’Université de Varsovie àDayr al-Baharî... 25 PATRIMOINE ENDOMMAGÉ... 26 Rosette... 26 Maison al-Darraa... 2Le Caire... 27 Musée d’Art islamique... 2Musée Égyptien : statue de Chéphren

ou de Pépi 1er... 27 Forêt pétrifiée de Qattâmiyya... 2GÎZA... 30 Chute d’un bloc de pierre de lapyramide de Chéops... 30 Minyâ... 30 Destruction d’une stèle des frontières àTell al-’Amârna... 3PATRIMOINE CLASSÉ... 32 Alexandrie... 32 Palais de l’émir ’Umar Tôsôn... 3Le Caire... 32 Dâr al-Kutub : 400 actes sultaniens et princiers... 32 Complexe al-Khâzindâr... 33 Suhâg... 33 Mosquée Sîdî Galâl al-Dîn Abô al-Qâsim... 33

Mer Rouge... 33 Maison du cheikh Tawfîq à al-Qusayr...33 INTERNET & CD-ROM... 33 Bibliotheca Alexandrina :Description de l’Égypte... 33 Bibliotheca Alexandrina : six manuscrits de l’Uppsala Universitet... 34 Discover Islamic Art Virtual Museum ... 36 MOMIES... 39 Rosicrucian Egyptian Museum :Momie de Sherit... 39 II - musées EN BREF... 41 BIBLIOTHECA ALEXANDRINA :« MEETING ANNUEL DE L’INTERNATIONALCOUNCIL OF MUSEUMS »... 42 ALEXANDRIE & NORD-OUEST... 45 Musée de Mârînâ al-’Alamayn... 45 Musée maritime... 45 Musée gréco-romain... 46 Musée de l’amphithéâtre romain... 47 Musée national d’Alexandrie... 47 DELTA... 49

Buhayra... 49 Musée de Rosette... 49 LE CAIRE... 51 Musée Égyptien... 51 Nouvelle salle d’exposition desmomies royales... 51 Entrepôt archéologique du MuséeÉgyptien... 52

Grand Musée égyptien... 54 Musée de l’histoire du Caire... 54 Musée de l’Agriculture... 55 Musée du Textile... 56 Musée Copte... 57 SAQQÂRA... 57 Musée Nabîl Darwîsh... 57 Musée de Mît Rahîna... 59 Musée Imhotep... 59 SINAÏ... 60

Musée archéologique d’al-’Arîsh... 60 EN BREF... 62 DELTA... 66

Rosette... 66 Mosquée Zaghlôl... 6PORT-SAÏD... 67 Patrimoine urbain des XIXe et XXesiècles... 67 LE CAIRE... 68 Colosse de Ramsès II... 68 Citadelle du Caire... 70 Palais al-Ablaq... 7Le Caire Fatimide... 70 Al-Kharroub Cultural Centre... 7Al-Darb al-Ahmar... Agence nationale pour la coordination urbaine... 72 Palais de Muhammad ’Alî... 74 Palais de l’émir Sayf al-Dîn Tâz... 75 Complexe Qunsôwa al-Ghôrî... 76 Mosquée Mahmôd Muharram... 77 Mosquée al-Malik al-Gukandâr... 80 Mosquée Ahmad Ibn Tôlôn... 81 Mosquée Sharaf al-Dîn... 83 Mosquée al-Mu’ayyid Sheikh... 85 Sabîl-kuttâb Nafîsa al-Baydâ’... 86 Wikâlat Taghrî Bardî... 89 Dâr al-Kutub... 89 Café Riche... 90 GÎZA... 91 Plateau des Pyramides... 91 LOUQSOR... 92

Tombe d’Amenhotep III... 92 Vallée des Rois... 92 DÉSERT OCCIDENTAL... 92 Oasis de Kharga... 92 Umm al-Dabâdîb... 9SINAÏ... 93

Monastère de Sainte-Catherine... 93 EXPOSITIONS EN ÉGYPTE... 94 Alexandrie... 94 Bibliotheca Alexandrina... 9Le Caire... 95 Musée Égyptien : « 83rd anniversary of the discovery of Tutankhamun’s tomb »...95 AUC Rare Books and Special Collections Library : « CRESWELL & VAN-LEO » 96

EXPOSITIONS HORS D’ÉGYPTE... 98 Espagne... 99 El Centro de Arte Cuarto Depósito deMadrid : « Faraón »...99 États-Unis... 99 Public Museum of Grand Rapids :« Treasures of Ancient Egypt : The Quest forImmortality »...99 The Metropolitan Museum of Art :« The Art of Medicine in Ancient Egypt »...99 de Young Museum à San Francisco : « Hatshepsut : From Queen to Pharaoh »...100 Los Angeles Country Museum of Art :« Tutankhamun and the Golden Age of thePharaohs »...100 Fort Lauderdale Museum of Art :« Tutankhamun and the Golden Age of thePharaohs »...101 Bowers Museum : « Mummies : Death and the Afterlife in Ancient Egypt... Treasuresfrom the British Museum »...103

France... 104 Institut du Monde Arabe : « L’âge d’or des sciences arabes »...104 VOLS & TRAFIC D’ANTIQUITÉS... 107 Amendement de la loi 117/1983... 107 Affaire al-Shâ’ir... 107 Musée Égyptien... 109 Trois statues de l’Ancien Empire... 109 Saqqâra... 112 Entrepôt archéologique de l’Universitàdi Pisa... 112

Musée d’Art moderne... 113 Sculpture en bronze de MuhammadHasan... 113 Antiquités égyptiennes... 114 Antiquités islamiques et coptes... 115 VENTES AUX ENCHÈRES... 115 Medousa : cinquante pièces d’époque tardive... 116 Christie’s : statue de Ka-nefer... 116 Nefer Antike Kunst : statue d’une

femme de la Ve dynastie... 117

RESTITUTIONS... 117 Allemagne... 119 320 pièces antiques... 119 Australie... 120 Melbourne : sept pièces archéologiques... 120 États-Unis... 121 Fragment en albâtre de la tombe deSéthi 1er... 121

Jordanie... 122 Port d’Aqaba : vingt-quatre statuettes en bronze... 122 VI - recherches & découvertes EN BREF... 123 DELTA... 129

Rosette... 129 À la découverte des sources du Nil. 129 LE CAIRE... 129 Maison al-Sitt Wasîla... 129 ’Ayn Shams... 131 Sôq al-Khamîs... 131 GÎZA... 131

Pyramide de Chéops... 131 SAQQÂRA... 131 FAYYÔM... 132

Monastère Al-Malâk Gabriel... 132 Réserve naturelle de Wâdî al-Hitân... 132 MINYÂ... 133 Hermopolis... 133 LOUQSOR... 134 Temple d’Amenhotep III... 134 Vallée des Rois... 136 KV5...................................................136 Tombe d’Amenhotep 1er... 137

SINAÏ... 138

Nord-Sinaï... 138 Tell al-Farmâ... 138 Tell Habwa... 139

MER ROUGE... 140 Monastère de Saint Antoine... 140 VII - Conférences & colloques EN BREF... 141 ÉGYPTE... 141

Le Caire... 141 Conseil Suprême de la Culture :« Bicentenaire du règne de Muhammad ’Alî » 141 Suhâg... 144 Third International Seminar on CopticStudies... 144 VIII - Index... 152 I - THÈMES GÉNÉRAUX ’Abd al-Hamîd al-Dâlî L’archéologue (c)Abd al-Îamîd al-Dælî s’est éteint en juillet 2005, au terme d’une longue carrière passée au service du Conseil Suprême des Antiquités. Il a exercé le travail archéologique dans différents sites, notamment à al-Qurna oò il fut inspecteur en chef. (Zæhî Îawwæs, « Le roi Tut et l’égyptomanie américaine », al-Ahræm du 16 juillet 2005). 3 Le secrétaire général du CSA, Zæhî Îawwæs, a décidé la nomination de Fæima Ibræhîm au poste de directeur général du Centre de revivification de l’art égyptien. (Lu(c)ay MaÌmd Sa(c)îd, « Musées et Antiquités », al-Qæhira du 2 aoôt 2005). 3 Le secrétaire général du CSA, Zæhî Îawwæs, a décidé la nomination du major général (c)Ædil Quraî pour superviser la sécurité du Musée Égyptien à la suite du vol en avril 2005 de trois statues datant de l’Ancien Empire. Un plan draconien de sécurité a été mis en place. Dorénavant, tout le personnel y compris la directrice du musée ainsi que les visiteurs munis de sacs seront systématiquement fouillés à l’entrée comme à la sortie du musée. De même aucun véhicule ne sera plus autorisé à pénétrer dans l’enceinte du musée, même les voitures du personnel, des ministres ou du corps diplomatique. ((tm)æha (c)Abd al-RaÌmæn, « L’énigme de la disparition des pièces du Musée Égyptien », al-AÌrær du 18 octobre 2005. Voir également FatÌiyya al-Daænî, « Îawwæs nomme un expert en sécurité pour fouiller le personnel du Musée Égyptien », al-MaÒrî al-Yawm du 13 octobre). 3 Le gouverneur d’Aswæn, major général Samîr Ysuf, a ordonné l’ouverture d’une enquête concernant l’inspecteur en chef de la rive Ouest d’Aswæn, Usæma (c)Abd al-Laîf, et son transfert vers des tâches administratives à cause de la négligence dont il a fait preuve dans l’exercice de ses fonctions dans cette zone archéologique importante. ((tm)æha (c)Abd al-RaÌmæn, « Ouverture d’une enquête contre l’inspecteur en chef des Antiquités d’Aswæn », al-AÌrær du 28 septembre 2005. Voir également MuÌammad Îimdæn, « L’Inspecteur en chef des Antiquités d’Aswæn comparaît devant les enquêteurs », al-MaÒrî al-Yawm du 2 octobre). 3 Les derniers remaniements décidés par le secrétaire général du CSA, Zæhî Îawwæs, a soulevé le mécontentement de certains chefs de départements et de zones archéologiques. En effet, la nomination du Dr MuÌammad (c)Abd al-MaqÒd pour superviser l’Administration centrale des Antiquités a été un choc pour le directeur général des Antiquités du Fayym, MuÌammad al-(c)Æydî, vu les différends graves qui opposent les deux hommes ! (« La bourse des nouvelles », Ruz al-Ysuf du 12 novembre 2005). 3 Le personnel des départements archéologiques s’étonne de la prodigalité de l’ifær organisé par Zæhî Îawwæs pour quelques personnalités les derniers jours du mois du ramaæn. Ce festin a coôté 218 livres égyptiennes par convive, alors que les salaires d’une partie du personnel du CSA n’ont toujours pas été versés ! (« La bourse des nouvelles », Ruz al-Ysuf du 12 novembre 2005). 3 Le Procureur général a ordonné l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de trois responsables de la zone archéologique d’Aswæn pour détournement de fonds publics. MuÌammad Îæmid Sayyid AÌmad, fonctionnaire aux affaires financières et administratives des Antiquités d’Aswæn et de Nubie e t MuÌammad Makkî Îusayn, superviseur de deux temples dans cette région ont subtilisé cinq millions de livres égyptiennes des recettes des temples de Amda et al-Subu’. Pour la première fois, le Parquet a exigé des héritiers d’un troisième complice de restituer les fonds subtilisés. (adîÏa (c)Afîfî, « Trois responsables des Antiquités d’Aswæn traduits devant la cour d’assise », al-Abær du 5 décembre 2005. Voir également MuÌammad (c)Ayyæd, « Jugement de trois responsables de la zone archéologique d’Aswæn pour détournement de cinq millions de Lég. », al-Ahræm du 5 décembre). Démission rejetée du ministre de la Culture Le président Mubærak a refusé samedi la démission du ministre de la Culture, Færq Îusnî, et décidé de le maintenir dans ses fonctions. « Le président m’a demandé de continuer à exercer mes fonctions et j’ai rencontré le Premier ministre, AÌmad NaÂîf, qui m’a confirmé cette décision », a déclaré Færq Îusnî lors d’une conférence de presse tenue samedi au ministère de la Culture. Îusnî avait soumis mercredi sa démission suite à une vague de critiques mettant en cause sa responsabilité dans l’incendie du théâtre de Banî Swayf oò 46 personnes avaient péri le 5 septembre dont des journalistes et des artistes. L’incendie, provoqué par la chute d’une des bougies disposées sur la scène, a donné lieu à une véritable polémique. Adversaires et partisans de Færq Îusnî se sont livrés à une guerre verbale sans précédent, les premiers réclamant son départ et les seconds son maintien à son poste. Ces derniers ont publié un communiqué dans lequel ils demandent à Færq Îusnî de renoncer à sa démission. « La responsabilité de cet accident est collective et il fallait attendre les résultats de l’enquête engagée par le Procureur général avant de prendre des décisions. Il est injuste que le ministre de la Culture soit pris comme bouc émissaire dans cette affaire et il serait plus raisonnable de le laisser achever les grands projets qu’il a commencés », affirme un communiqué rédigé par 200 artistes et écrivains dont le poète (c)Abd al-RaÌmæn al-Abndî, les éditorialistes alæÌ MuntaÒir et Anîs ManÒr, et l’ancien président de l’Organisme du livre, Samîr SarÌæn. Un communiqué semblable a été publié par le Syndicat des artistes plasticiens. Les adversaires du ministre, membres du mouvement des écrivains et des artistes pour le changement qui regroupe des personnalités comme les écrivains Íamæl al-îænî, un(c)allæh Ibræhîm, MuÌammad al-Bisæî et AÌmad Fu’æd NiÏm, estiment eux que la démission du ministre s’impose. Dans une plainte au Procureur général, ils demandent que « tous les responsables de l’incendie de Banî Swayf soient présentés à la justice et que les ministres de la Culture, de la Santé et de l’Intérieur présentent leur démission ». Nommé ministre en 1987, Færq Îusnî est l’une des figures gouvernementales les plus controversées. Sa présence à la tête du ministère a été marquée notamment par des accusations sur des trafics d’Antiquités. Færq Îusnî a toujours été la cible de critiques et a fait l’objet de diverses polémiques. Ces adversaires l’accusent d’avoir gaspillé le patrimoine, d’avoir détérioré la vie culturelle, le théâtre et le cinéma. D’autres le voient comme un ministre doué et ouvert. Au gré des polémiques, Færq Îusnî a toujours pu se maintenir et dépasser les crises auxquelles il a été confronté au cours de dix-huit ans. Mais l’incendie de Banî Swayf a remis sur le tapis les pressions exercées sur Færq Îusnî attaqué également par des députés islamistes qui l’accusent de ne pas avoir su mettre fin au trafic des Antiquités. La décision du président Mubærak de refuser la démission de Færq Îusnî suscite des réactions diverses. Pour certains, la démission du ministre n’était qu’une « mise en scène » visant à lever l’embarras qui pesait sur le ministre après l’incendie de Banî Swayf. « La démission du ministre aurait dô être acceptée. De même, tous les responsables impliqués devraient présenter leurs démissions », déclare l’écrivain Salwa Bakr. Elle trouve étonnant que le gouverneur de Banî Swayf et le chef de l’Organisme des palais de la culture n’ont pas démissionné jusqu’à présent. « Il y a une défaillance administrative grave au sein du ministère de la Culture », explique-t-elle. Elle critique le bilan du ministre : « Le ministère ne cherche pas à enraciner la culture ». Elle cite à titre d’exemple l’industrie du cinéma qui ne cesse de se détériorer et ce malgré le grand nombre de festivals. Avis partagé par Farîda al-Naqqæ, qui estime que l’incident de Banî Swayf est l’incarnation de la dégradation des institutions de l’État. « J’appelle le gouvernement entier à présenter sa démission. En refusant la démission du ministre, le président Mubærak a minimisé l’importance et l’ampleur de l’incendie de Banî Swayf », déclare-t-elle. Ibræhîm (c)Abd al-MaÏîd, romancier, fait cependant l’éloge de cette démission, ce qui ne s’était pas produit depuis Îilmî Muræd à l’époque de Sædæt. Les critiques s’orientent aussi vers MuÒafa (c)Ilwî, le président des palais de culture qui n’a rien fait ou déclaré depuis l’accident. Selon (c)Abd al-MaÏîd, (c)Ilwî a été désigné par le comité des politiques du PND, c’est pourquoi il n’a pas été renvoyé. « Cet homme est membre du PND. Il n’a ni le temps ni l’expérience d’assumer ce lourd fardeau : 50 palais de culture, 150 maisons et des dizaines d’activités culturelles », assure-t-il. Il appelle à une restructuration globale du secteur de la culture populaire qui ne jouit d’aucun intérêt. Mais AÌmad Fu’æd Silîm, artiste plasticien, ne voit pas l’affaire du même œil. Il trouve que cette guerre menée contre Færq Îusnî manque d’objectivité. Selon lui, il y a une volonté de régler des comptes personnels et de politiser la crise. Il estime qu’il est prématuré de parler du rôle du ministère face à la crise. Surtout que l’enquête est en cours. « Si on parle de la détérioration de la culture, il faut chercher les véritables raisons au lieu de lancer des accusations sans fondement. Le véritable problème de la culture c’est la négligence de l’État », explique-t-il. Et de conclure : « Færq Îusnî est un ministre qui a réalisé de grands projets comme le projet du Caire fatimide, le nouveau musée et le tunnel d’al-Azhar. Le débat n’est pas encore clos, même si le ministre est maintenu dans ses fonctions. Ces détracteurs continuent leur bataille à la mémoire des victimes de Banî Swayf ». (May AL-MAGHRABI, « L’onde de choc de l’affaire Banî Swayf », Al-Ahram Hebdo du 21 septembre 2005. Voir également Nevine EL-AREF, "Minister’s fingers burnt", Al-Ahram Weekly du 15 septembre ; « Le chef de l’État donne ses instructions au ministre de la Culture de poursuivre son travail », al-Ahræm du 18 septembre ; « Mubærak rejette la démission du ministre de la Culture », al-Wafd du 18 septembre ; (tm)æha (c)Abd al-RaÌmæn, « Rebondissements dans l’affaire du ministre de la Culture », al-AÌrær du 18 septembre). [...] "I believe that he should be dismissed and tried in court," says novelist and editor of literary magazine Abær al-Adab Íamæl al-îænî. Al-îænî and others blame the minister for spending funds on "festivals and false glamour" rather than ensuring that establishments like the Banî Swayf Culture Palace have basic services and safety features. There have been several destructive fires on the minister’s watch, most notably at the Ottoman palace of al-Musæfiræna in Íamæliyya, which weeks before opening as a remodelled artists’atelier burnt to the ground in 1998. Îusnî is the longest-standing minister currently in government, having served 18 years. He has antagonized much of the cultural establishment, with his critics accusing him of corruption and nepotism and of using his ministry to further his own interests rather than the arts. "Through his 18 years as a minister he has been always biased towards celebration and festivals instead of real cultural production," says writer (c)Izzat al-QamaÌæwî. "He was biased towards the construction of fancy buildings that are built specially for the opening ceremony and cutting the ribbon, instead of taking care of real talents." "He came to the ministry penniless and now he owns palaces and says that it is because he sells his paintings," says al-îænî. "We want an investigation into the source of his wealth." Such allegations were repeated in the 2005 exposé MuÓaqafn taÌt al-alab (Intellectuals at your Service), a personal account published last year by Îusnî’s former assistant MuÌammad (c)Abd al-WæÌid. The book detailed Îusnî’s rise to power from a minor employee within the Ministry of Culture, as well as his alleged cooperation with the muæbaræt when posted at the Egyptian Cultural Center in Paris. (Ursula LINDSEY and Eman Shaban MORSI, "Close call", Cairo Magazine du 22 septembre. Voir également (c)Alæ’al-æfi(c)î, « La clémence de la mort et la cruauté de Færq Îusnî ! », al-Ahræm al-(c)Arabî du 17 septembre ; Hala HALIM, "Staging dissent", Al-Ahram Weekly du 29 décembre). [...] Joe RIZK, a theater enthusiast who lost several friends on 5 September, is part of a growing coalition of concerned citizens demanding transparency and accountability in the wake of the Banî Swayf incident. The coalition, whose members communicate online via a Yahoo group called MasraÌuna (Our Theater) is listing the names of victims and the locations of the hospitals in which they are being treated on a website. This information, according to RIZK, is being suppressed by the government. "The aftermath [of the fire] in some ways was even more of a disaster," he says. "The poor treatment of the victims is still going on. They’re being ignored by the press, and they’re not getting the proper medical attention." A witness to the aftermath of the fire concurs, describing the scene at Banî Swayf’s public hospital as utterly chaotic. "The doctors didn’t know what to do," he says, "There were people with terrible burns lying on the ground outside the hospital. Inside, there were patients surrounded by doctors and nurses who didn’t know how to help them." (G. Willow Wilson, "After the flames", Cairo Magazine du 20 septembre). Le ministre de la Culture s’expliquera longuement sur les motifs qui l’ont poussé à présenter sa démission : « J’ai démissionné parce que je me sentais responsable. J’assume la responsabilité politique et cela est mon devoir en tant que ministre de la Culture. Je refuse qu’une autre personne ou qu’un autre ministère l’assume à ma place. Je vais personnellement suivre les investigations et je suis prêt à toute question de la part du Procureur général. Je veux à travers les médias remercier la société civile et les intellectuels égyptiens pour m’avoir soutenu pendant cette crise. « Quand le Premier ministre, AÌmad NaÂîf, m’a annoncé la nouvelle [de l’incendie], on a beaucoup discuté de toutes les circonstances de l’accident et du problème de l’Organisme des palais de la culture. À ce sujet, on a formé un comité composé de spécialistes afin de faire le tour des gouvernorats pour vérifier et examiner tous les bâtiments qui dépendent de cette institution. Nous avons mis au point un plan de travail pour faire l’inventaire des différents centres et édifices culturels. Nous avons alloué un budget pour consolider les palais de la culture. AÌmad NaÂîf était très compréhensif concernant l’état de ces bâtiments. Les membres de ce comité vont s’y rendre dès cette semaine, photographier les lieux de manière à connaître les défauts de chaque endroit. Un plan de travail sera ensuite préparé pour que ces lieux retrouvent leur éclat. « Je suis très heureux que le président ait renouvelé sa confiance en moi. Par le renouvellement de mon mandat, le président marque son soutien à ce secteur important. Depuis que je suis ministre, un très grand nombre de publications ont été lancées, des bibliothèques ont été inaugurées de même que des locaux culturels, cela sans oublier la grande quantité de monuments historiques qui ont été restaurés. Ce sont des tâches qui n’ont pas d’équivalent dans d’autres périodes du ministère. (Hala FARES, « Quatre questions à Færq Îusnî, ministre de la Culture », Al-Ahram Hebdo du 21 septembre. Voir également Suhayr al-Îusaynî, « Færq Îusnî : J’ai démissionné de mon plein gré », Æir Sæ(c)a du 21 septembre ; Amîra awæsik, « Færq Îusnî : J’étais sérieux dans ma démission », Uktubar du 8 octobre). [...] "Allow me to say that this line of thinking merely underlines those people’s naiveté - that my resignation should be seen as a political manœuvre to get me out of a tight spot. How could it possibly improve my legal prospects, pray tell ? No one is above the law, whether in or out of the cabinet. I have said it before and I say it again : if the investigations indict me, I will be more than ready for trial." [...] Other than the "charade" scenario, the move was described as an attempt to capitalise on a fait accompli - Îusnî was close enough to the powers that be to know he would be excluded in the upcoming cabinet reshuffle, and thought he might as well resign to garner sympathy. (Some pointed out that he never thought of resigning when the Musæfiræna, a Ministry of Culture venue as well as an important monument, burned down). And it seems to be such attitudes that annoy him the most, judging by the tone of his response to it : "When you’ve held a post for 18 years, you cannot be sensibly assessed on the basis of one or two. People don’t seem to realise that the Musæfiræna fire, which started outside the building, was the responsibility of the Cairo Governorate. It’s less about the ministry than culture. I feel responsible for Egypt’s cultural portfolio but I don’t like power ; it’s a word that doesn’t exist for me - so it’s hardly a loss, if I no longer have it. The loss would be, rather, giving up on a portfolio that’s 90 per cent complete. But if you leave a job after 18 years, does that mean you were tyrannised, ill-treated ? Actually it is something I could’ve looked forward to many years ago. And those who express such power-obsessed thinking say more about themselves than me. A charade ? No minister can play around with a head of state. The truth is I felt I had embarrassed a regime that I deeply respect, and I thought if there was going to be a scapegoat, that might as well be me. So there hasn’t been a written resignation document, is that so ? Only a fortune-teller could make such an outrageous claim, from outside the presidency. I will not reveal the wording of the document in question, but there are witnesses to it, naturally. I had to hand it in to someone." The minister highlights two motives that informed his decision to resign : grief over the loss of the predominantly young artists and critics who died watching an amateur play in Bænî Swayf, and the need to "calm the public". As to the accusation that he is in (ministerial) show business, Îusnî feels such claims can only have been made by "adolescents, or marionettes" who, having only just set out as political analysts, are dictated to by older foes of his. On the other hand reports of a conflict with Prime Minister AÌmad NaÂîf - in submitting his
 


sommaire systeme de translitteration... editorial... 5 i - themes generaux in memoriam... 10 'abd al-hamid al-dali... 10 nominations, revocation... 10

demission rejetee du ministre de laculture... 11 distinctions... 15 mustafa al-'abbadi... 15 ahmad 'abd al-hamid yusuf... 16 salih lam'i & sultan b. muhammadal-qasimi... 16 cooperations... 17 azerbaidjan... 17 italie... 17 kazakhstan... 17 soudan... 17 russie... 18 formations... 18 verbatim... 19 portrait... 21

zahi hawwas... 21 tourisme & antiquites... 24 missions archeologiques

suspendues... 25 mission de l'universite d'athenes asainte-catherine... 25 mission de l'universite de varsovie adayr al-bahari... 25 patrimoine endommage... 26 rosette... 26 maison al-darraa... 2le caire... 27 musee d'art islamique... 2musee egyptien: statue de chephren

ou de pepi 1er... 27 foret petrifiee de qattamiyya... 2giza... 30 chute d'un bloc de pierre de lapyramide de cheops... 30 minya... 30 destruction d'une stele des frontieres atell al-'amarna... 3patrimoine classe... 32 alexandrie... 32 palais de l'emir 'umar tusun... 3le caire... 32 dar al-kutub: 400 actes sultaniens et princiers... 32 complexe al-khazindar... 33 suhag... 33 mosquee sidi galal al-din abu al-qasim... 33

mer rouge... 33 maison du cheikh tawfiq a al-qusayr...33 internet & cd-rom... 33 bibliotheca alexandrina:description de l'egypte... 33 bibliotheca alexandrina: six manuscrits de l'uppsala universitet... 34 discover islamic art virtual museum ... 36 momies... 39 rosicrucian egyptian museum:momie de sherit... 39 ii - musees en bref... 41 bibliotheca alexandrina:"meeting annuel de l'internationalcouncil of museums"... 42 alexandrie & nord-ouest... 45 musee de marina al-'alamayn... 45 musee maritime... 45 musee greco-romain... 46 musee de l'amphitheatre romain... 47 musee national d'alexandrie... 47 delta... 49

buhayra... 49 musee de rosette... 49 le caire... 51 musee egyptien... 51 nouvelle salle d'exposition desmomies royales... 51 entrepot archeologique du museeegyptien... 52

grand musee egyptien... 54 musee de l'histoire du caire... 54 musee de l'agriculture... 55 musee du textile... 56 musee copte... 57 saqqara... 57 musee nabil darwish... 57 musee de mit rahina... 59 musee imhotep... 59 sinai... 60

musee archeologique d'al-'arish... 60 en bref... 62 delta... 66

rosette... 66 mosquee zaghlul... 6port-said... 67 patrimoine urbain des xixe et xxesiecles... 67 le caire... 68 colosse de ramses ii... 68 citadelle du caire... 70 palais al-ablaq... 7le caire fatimide... 70 al-kharroub cultural centre... 7al-darb al-ahmar... agence nationale pour la coordination urbaine... 72 palais de muhammad 'ali... 74 palais de l'emir sayf al-din taz... 75 complexe qunsuwa al-ghuri... 76 mosquee mahmud muharram... 77 mosquee al-malik al-gukandar... 80 mosquee ahmad ibn tulun... 81 mosquee sharaf al-din... 83 mosquee al-mu'ayyid sheikh... 85 sabil-kuttab nafisa al-bayda'... 86 wikalat taghri bardi... 89 dar al-kutub... 89 cafe riche... 90 giza... 91 plateau des pyramides... 91 louqsor... 92

tombe d'amenhotep iii... 92 vallee des rois... 92 desert occidental... 92 oasis de kharga... 92 umm al-dabadib... 9sinai... 93

monastere de sainte-catherine... 93 expositions en egypte... 94 alexandrie... 94 bibliotheca alexandrina... 9le caire... 95 musee egyptien: "83rd anniversary of the discovery of tutankhamun's tomb"...95 auc rare books and special collections library: "creswell & van-leo" 96

expositions hors d'egypte... 98 espagne... 99 el centro de arte cuarto deposito demadrid: "faraon"...99 etats-unis... 99 public museum of grand rapids:"treasures of ancient egypt: the quest forimmortality"...99 the metropolitan museum of art:"the art of medicine in ancient egypt"...99 de young museum a san francisco: "hatshepsut: from queen to pharaoh"...100 los angeles country museum of art:"tutankhamun and the golden age of thepharaohs"...100 fort lauderdale museum of art:"tutankhamun and the golden age of thepharaohs"...101 bowers museum: "mummies: death and the afterlife in ancient egypt... treasuresfrom the british museum"...103

france... 104 institut du monde arabe: "l'age d'or des sciences arabes"...104 vols & trafic d'antiquites... 107 amendement de la loi 117/1983... 107 affaire al-sha'ir... 107 musee egyptien... 109 trois statues de l'ancien empire... 109 saqqara... 112 entrepot archeologique de l'universitadi pisa... 112

musee d'art moderne... 113 sculpture en bronze de muhammadhasan... 113 antiquites egyptiennes... 114 antiquites islamiques et coptes... 115 ventes aux encheres... 115 medousa: cinquante pieces d'epoque tardive... 116 christie's: statue de ka-nefer... 116 nefer antike kunst: statue d'une

femme de la ve dynastie... 117

restitutions... 117 allemagne... 119 320 pieces antiques... 119 australie... 120 melbourne: sept pieces archeologiques... 120 etats-unis... 121 fragment en albatre de la tombe desethi 1er... 121

jordanie... 122 port d'aqaba: vingt-quatre statuettes en bronze... 122 vi - recherches & decouvertes en bref... 123 delta... 129

rosette... 129 a la decouverte des sources du nil. 129 le caire... 129 maison al-sitt wasila... 129 'ayn shams... 131 suq al-khamis... 131 giza... 131

pyramide de cheops... 131 saqqara... 131 fayyum... 132

monastere al-malak gabriel... 132 reserve naturelle de wadi al-hitan... 132 minya... 133 hermopolis... 133 louqsor... 134 temple d'amenhotep iii... 134 vallee des rois... 136 kv5...................................................136 tombe d'amenhotep 1er... 137

sinai... 138

nord-sinai... 138 tell al-farma... 138 tell habwa... 139

mer rouge... 140 monastere de saint antoine... 140 vii - conferences & colloques en bref... 141 egypte... 141

le caire... 141 conseil supreme de la culture:"bicentenaire du regne de muhammad 'ali" 141 suhag... 144 third international seminar on copticstudies... 144 viii - index... 152 i - themes generaux 'abd al-hamid al-dali l'archeologue (c)abd al-iamid al-daeli s'est eteint en juillet 2005, au terme d'une longue carriere passee au service du conseil supreme des antiquites. il a exerce le travail archeologique dans differents sites, notamment a al-qurna ou il fut inspecteur en chef. (zaehi iawwaes, "le roi tut et l'egyptomanie americaine", al-ahraem du 16 juillet 2005). 3 le secretaire general du csa, zaehi iawwaes, a decide la nomination de faeima ibraehim au poste de directeur general du centre de revivification de l'art egyptien. (lu(c)ay maimod sa(c)id, "musees et antiquites", al-qaehira du 2 aout 2005). 3 le secretaire general du csa, zaehi iawwaes, a decide la nomination du major general (c)aedil qurai pour superviser la securite du musee egyptien a la suite du vol en avril 2005 de trois statues datant de l'ancien empire. un plan draconien de securite a ete mis en place. dorenavant, tout le personnel y compris la directrice du musee ainsi que les visiteurs munis de sacs seront systematiquement fouilles a l'entree comme a la sortie du musee. de meme aucun vehicule ne sera plus autorise a penetrer dans l'enceinte du musee, meme les voitures du personnel, des ministres ou du corps diplomatique. ((tm)aeha (c)abd al-raimaen, "l'enigme de la disparition des pieces du musee egyptien", al-airaer du 18 octobre 2005. voir egalement fatiiyya al-daaeni, "iawwaes nomme un expert en securite pour fouiller le personnel du musee egyptien", al-maori al-yawm du 13 octobre). 3 le gouverneur d'aswaen, major general samir yosuf, a ordonne l'ouverture d'une enquete concernant l'inspecteur en chef de la rive ouest d'aswaen, usaema (c)abd al-laif, et son transfert vers des taches administratives a cause de la negligence dont il a fait preuve dans l'exercice de ses fonctions dans cette zone archeologique importante. ((tm)aeha (c)abd al-raimaen, "ouverture d'une enquete contre l'inspecteur en chef des antiquites d'aswaen", al-airaer du 28 septembre 2005. voir egalement muiammad iimdaen, "l'inspecteur en chef des antiquites d'aswaen comparait devant les enqueteurs", al-maori al-yawm du 2 octobre). 3 les derniers remaniements decides par le secretaire general du csa, zaehi iawwaes, a souleve le mecontentement de certains chefs de departements et de zones archeologiques. en effet, la nomination du dr muiammad (c)abd al-maqood pour superviser l'administration centrale des antiquites a ete un choc pour le directeur general des antiquites du fayyom, muiammad al-(c)aeydi, vu les differends graves qui opposent les deux hommes! ("la bourse des nouvelles", ruz al-yosuf du 12 novembre 2005). 3 le personnel des departements archeologiques s'etonne de la prodigalite de l'ifaer organise par zaehi iawwaes pour quelques personnalites les derniers jours du mois du ramaaen. ce festin a coute 218 livres egyptiennes par convive, alors que les salaires d'une partie du personnel du csa n'ont toujours pas ete verses! ("la bourse des nouvelles", ruz al-yosuf du 12 novembre 2005). 3 le procureur general a ordonne l'ouverture d'une instruction judiciaire a l'encontre de trois responsables de la zone archeologique d'aswaen pour detournement de fonds publics. muiammad iaemid sayyid aimad, fonctionnaire aux affaires financieres et administratives des antiquites d'aswaen et de nubie e t muiammad makki iusayn, superviseur de deux temples dans cette region ont subtilise cinq millions de livres egyptiennes des recettes des temples de amda et al-subu'. pour la premiere fois, le parquet a exige des heritiers d'un troisieme complice de restituer les fonds subtilises. (adiia (c)afifi, "trois responsables des antiquites d'aswaen traduits devant la cour d'assise", al-abaer du 5 decembre 2005. voir egalement muiammad (c)ayyaed, "jugement de trois responsables de la zone archeologique d'aswaen pour detournement de cinq millions de leg.", al-ahraem du 5 decembre). demission rejetee du ministre de la culture le president mubaerak a refuse samedi la demission du ministre de la culture, faeroq iusni, et decide de le maintenir dans ses fonctions. "le president m'a demande de continuer a exercer mes fonctions et j'ai rencontre le premier ministre, aimad naaif, qui m'a confirme cette decision", a declare faeroq iusni lors d'une conference de presse tenue samedi au ministere de la culture. iusni avait soumis mercredi sa demission suite a une vague de critiques mettant en cause sa responsabilite dans l'incendie du theatre de bani swayf ou 46 personnes avaient peri le 5 septembre dont des journalistes et des artistes. l'incendie, provoque par la chute d'une des bougies disposees sur la scene, a donne lieu a une veritable polemique. adversaires et partisans de faeroq iusni se sont livres a une guerre verbale sans precedent, les premiers reclamant son depart et les seconds son maintien a son poste. ces derniers ont publie un communique dans lequel ils demandent a faeroq iusni de renoncer a sa demission. "la responsabilite de cet accident est collective et il fallait attendre les resultats de l'enquete engagee par le procureur general avant de prendre des decisions. il est injuste que le ministre de la culture soit pris comme bouc emissaire dans cette affaire et il serait plus raisonnable de le laisser achever les grands projets qu'il a commences", affirme un communique redige par 200 artistes et ecrivains dont le poete (c)abd al-raimaen al-abnodi, les editorialistes alaei muntaoir et anis manoor, et l'ancien president de l'organisme du livre, samir sariaen. un communique semblable a ete publie par le syndicat des artistes plasticiens. les adversaires du ministre, membres du mouvement des ecrivains et des artistes pour le changement qui regroupe des personnalites comme les ecrivains iamael al-iaeni, un(c)allaeh ibraehim, muiammad al-bisaei et aimad fu'aed niim, estiment eux que la demission du ministre s'impose. dans une plainte au procureur general, ils demandent que "tous les responsables de l'incendie de bani swayf soient presentes a la justice et que les ministres de la culture, de la sante et de l'interieur presentent leur demission". nomme ministre en 1987, faeroq iusni est l'une des figures gouvernementales les plus controversees. sa presence a la tete du ministere a ete marquee notamment par des accusations sur des trafics d'antiquites. faeroq iusni a toujours ete la cible de critiques et a fait l'objet de diverses polemiques. ces adversaires l'accusent d'avoir gaspille le patrimoine, d'avoir deteriore la vie culturelle, le theatre et le cinema. d'autres le voient comme un ministre doue et ouvert. au gre des polemiques, faeroq iusni a toujours pu se maintenir et depasser les crises auxquelles il a ete confronte au cours de dix-huit ans. mais l'incendie de bani swayf a remis sur le tapis les pressions exercees sur faeroq iusni attaque egalement par des deputes islamistes qui l'accusent de ne pas avoir su mettre fin au trafic des antiquites. la decision du president mubaerak de refuser la demission de faeroq iusni suscite des reactions diverses. pour certains, la demission du ministre n'etait qu'une "mise en scene" visant a lever l'embarras qui pesait sur le ministre apres l'incendie de bani swayf. "la demission du ministre aurait du etre acceptee. de meme, tous les responsables impliques devraient presenter leurs demissions", declare l'ecrivain salwa bakr. elle trouve etonnant que le gouverneur de bani swayf et le chef de l'organisme des palais de la culture n'ont pas demissionne jusqu'a present. "il y a une defaillance administrative grave au sein du ministere de la culture", explique-t-elle. elle critique le bilan du ministre: "le ministere ne cherche pas a enraciner la culture". elle cite a titre d'exemple l'industrie du cinema qui ne cesse de se deteriorer et ce malgre le grand nombre de festivals. avis partage par farida al-naqqae, qui estime que l'incident de bani swayf est l'incarnation de la degradation des institutions de l'etat. "j'appelle le gouvernement entier a presenter sa demission. en refusant la demission du ministre, le president mubaerak a minimise l'importance et l'ampleur de l'incendie de bani swayf", declare-t-elle. ibraehim (c)abd al-maiid, romancier, fait cependant l'eloge de cette demission, ce qui ne s'etait pas produit depuis iilmi muraed a l'epoque de saedaet. les critiques s'orientent aussi vers muoafa (c)ilwi, le president des palais de culture qui n'a rien fait ou declare depuis l'accident. selon (c)abd al-maiid, (c)ilwi a ete designe par le comite des politiques du pnd, c'est pourquoi il n'a pas ete renvoye. "cet homme est membre du pnd. il n'a ni le temps ni l'experience d'assumer ce lourd fardeau: 50 palais de culture, 150 maisons et des dizaines d'activites culturelles", assure-t-il. il appelle a une restructuration globale du secteur de la culture populaire qui ne jouit d'aucun interet. mais aimad fu'aed silim, artiste plasticien, ne voit pas l'affaire du meme oeil. il trouve que cette guerre menee contre faeroq iusni manque d'objectivite. selon lui, il y a une volonte de regler des comptes personnels et de politiser la crise. il estime qu'il est premature de parler du role du ministere face a la crise. surtout que l'enquete est en cours. "si on parle de la deterioration de la culture, il faut chercher les veritables raisons au lieu de lancer des accusations sans fondement. le veritable probleme de la culture c'est la negligence de l'etat", explique-t-il. et de conclure: "faeroq iusni est un ministre qui a realise de grands projets comme le projet du caire fatimide, le nouveau musee et le tunnel d'al-azhar. le debat n'est pas encore clos, meme si le ministre est maintenu dans ses fonctions. ces detracteurs continuent leur bataille a la memoire des victimes de bani swayf". (may al-maghrabi, "l'onde de choc de l'affaire bani swayf", al-ahram hebdo du 21 septembre 2005. voir egalement nevine el-aref, "minister's fingers burnt", al-ahram weekly du 15 septembre; "le chef de l'etat donne ses instructions au ministre de la culture de poursuivre son travail", al-ahraem du 18 septembre; "mubaerak rejette la demission du ministre de la culture", al-wafd du 18 septembre; (tm)aeha (c)abd al-raimaen, "rebondissements dans l'affaire du ministre de la culture", al-airaer du 18 septembre). [...] "i believe that he should be dismissed and tried in court," says novelist and editor of literary magazine abaer al-adab iamael al-iaeni. al-iaeni and others blame the minister for spending funds on "festivals and false glamour" rather than ensuring that establishments like the bani swayf culture palace have basic services and safety features. there have been several destructive fires on the minister's watch, most notably at the ottoman palace of al-musaefiraena in iamaeliyya, which weeks before opening as a remodelled artists'atelier burnt to the ground in 1998. iusni is the longest-standing minister currently in government, having served 18 years. he has antagonized much of the cultural establishment, with his critics accusing him of corruption and nepotism and of using his ministry to further his own interests rather than the arts. "through his 18 years as a minister he has been always biased towards celebration and festivals instead of real cultural production," says writer (c)izzat al-qamaiaewi. "he was biased towards the construction of fancy buildings that are built specially for the opening ceremony and cutting the ribbon, instead of taking care of real talents." "he came to the ministry penniless and now he owns palaces and says that it is because he sells his paintings," says al-iaeni. "we want an investigation into the source of his wealth." such allegations were repeated in the 2005 expose muuaqafon tait al-alab (intellectuals at your service), a personal account published last year by iusni's former assistant muiammad (c)abd al-waeiid. the book detailed iusni's rise to power from a minor employee within the ministry of culture, as well as his alleged cooperation with the muaebaraet when posted at the egyptian cultural center in paris. (ursula lindsey and eman shaban morsi, "close call", cairo magazine du 22 septembre. voir egalement (c)alae'al-aefi(c)i, "la clemence de la mort et la cruaute de faeroq iusni!", al-ahraem al-(c)arabi du 17 septembre; hala halim, "staging dissent", al-ahram weekly du 29 decembre). [...] joe rizk, a theater enthusiast who lost several friends on 5 september, is part of a growing coalition of concerned citizens demanding transparency and accountability in the wake of the bani swayf incident. the coalition, whose members communicate online via a yahoo group called masraiuna (our theater) is listing the names of victims and the locations of the hospitals in which they are being treated on a website. this information, according to rizk, is being suppressed by the government. "the aftermath [of the fire] in some ways was even more of a disaster," he says. "the poor treatment of the victims is still going on. they're being ignored by the press, and they're not getting the proper medical attention." a witness to the aftermath of the fire concurs, describing the scene at bani swayf's public hospital as utterly chaotic. "the doctors didn't know what to do," he says, "there were people with terrible burns lying on the ground outside the hospital. inside, there were patients surrounded by doctors and nurses who didn't know how to help them." (g. willow wilson, "after the flames", cairo magazine du 20 septembre). le ministre de la culture s'expliquera longuement sur les motifs qui l'ont pousse a presenter sa demission: "j'ai demissionne parce que je me sentais responsable. j'assume la responsabilite politique et cela est mon devoir en tant que ministre de la culture. je refuse qu'une autre personne ou qu'un autre ministere l'assume a ma place. je vais personnellement suivre les investigations et je suis pret a toute question de la part du procureur general. je veux a travers les medias remercier la societe civile et les intellectuels egyptiens pour m'avoir soutenu pendant cette crise. "quand le premier ministre, aimad naaif, m'a annonce la nouvelle [de l'incendie], on a beaucoup discute de toutes les circonstances de l'accident et du probleme de l'organisme des palais de la culture. a ce sujet, on a forme un comite compose de specialistes afin de faire le tour des gouvernorats pour verifier et examiner tous les batiments qui dependent de cette institution. nous avons mis au point un plan de travail pour faire l'inventaire des differents centres et edifices culturels. nous avons alloue un budget pour consolider les palais de la culture. aimad naaif etait tres comprehensif concernant l'etat de ces batiments. les membres de ce comite vont s'y rendre des cette semaine, photographier les lieux de maniere a connaitre les defauts de chaque endroit. un plan de travail sera ensuite prepare pour que ces lieux retrouvent leur eclat. "je suis tres heureux que le president ait renouvele sa confiance en moi. par le renouvellement de mon mandat, le president marque son soutien a ce secteur important. depuis que je suis ministre, un tres grand nombre de publications ont ete lancees, des bibliotheques ont ete inaugurees de meme que des locaux culturels, cela sans oublier la grande quantite de monuments historiques qui ont ete restaures. ce sont des taches qui n'ont pas d'equivalent dans d'autres periodes du ministere. (hala fares, "quatre questions a faeroq iusni, ministre de la culture", al-ahram hebdo du 21 septembre. voir egalement suhayr al-iusayni, "faeroq iusni: j'ai demissionne de mon plein gre", aeir sae(c)a du 21 septembre; amira awaesik, "faeroq iusni: j'etais serieux dans ma demission", uktubar du 8 octobre). [...] "allow me to say that this line of thinking merely underlines those people's naivete - that my resignation should be seen as a political manoeuvre to get me out of a tight spot. how could it possibly improve my legal prospects, pray tell? no one is above the law, whether in or out of the cabinet. i have said it before and i say it again: if the investigations indict me, i will be more than ready for trial." [...] other than the "charade" scenario, the move was described as an attempt to capitalise on a fait accompli - iusni was close enough to the powers that be to know he would be excluded in the upcoming cabinet reshuffle, and thought he might as well resign to garner sympathy. (some pointed out that he never thought of resigning when the musaefiraena, a ministry of culture venue as well as an important monument, burned down). and it seems to be such attitudes that annoy him the most, judging by the tone of his response to it: "when you've held a post for 18 years, you cannot be sensibly assessed on the basis of one or two. people don't seem to realise that the musaefiraena fire, which started outside the building, was the responsibility of the cairo governorate. it's less about the ministry than culture. i feel responsible for egypt's cultural portfolio but i don't like power; it's a word that doesn't exist for me - so it's hardly a loss, if i no longer have it. the loss would be, rather, giving up on a portfolio that's 90 per cent complete. but if you leave a job after 18 years, does that mean you were tyrannised, ill-treated? actually it is something i could've looked forward to many years ago. and those who express such power-obsessed thinking say more about themselves than me. a charade? no minister can play around with a head of state. the truth is i felt i had embarrassed a regime that i deeply respect, and i thought if there was going to be a scapegoat, that might as well be me. so there hasn't been a written resignation document, is that so? only a fortune-teller could make such an outrageous claim, from outside the presidency. i will not reveal the wording of the document in question, but there are witnesses to it, naturally. i had to hand it in to someone." the minister highlights two motives that informed his decision to resign: grief over the loss of the predominantly young artists and critics who died watching an amateur play in baeni swayf, and the need to "calm the public". as to the accusation that he is in (ministerial) show business, iusni feels such claims can only have been made by "adolescents, or marionettes" who, having only just set out as political analysts, are dictated to by older foes of his. on the other hand reports of a conflict with prime minister aimad naaif - in submitting his resignation to the president, it was said, iusni had overstepped the latter - are in fact constitutional nonsense. "i do not sidestep the prime minister if i fail to inform him of my decision to resign," iusni explains, laughing. "a minister is, by law, an aide to the president - appointed and dismissed by presidential decree. the role of the prime minister is to recommend a cabinet." he did describe the weekly journal abaer al-adab - among other publications that have been party to the campaign against him - as "sadistic and pathetic", he concedes, "comparable to the terrorists who abduct people in iraq". abaer al-adab editor, novelist iamael al-iaeni - perhaps iusni's harshest critic, he has frequently cast himself in the role of shadow minister of culture - "has a sickness named faeroq iusni, and i won't pray to god to cure him". critics who picked on iusni's use of a language that "does not befit a culture minister" fail to understand that he did so in order to make his statements as clear as possible - in contrast to al-iaeni's "ambiguous, messy rhetoric, dressed up as ibn iyaes". but now that the government agreed to fund the development of the cultural palaces, on iusni's demand following the president's decision that he should resume his duties, the public has every reason to be angry: why did not such development take place in time to avoid a catastrophe, if the government can afford it? only two months ago iusni's request for an increase of le100 million in the budget allocated to cultural palaces was, after all, categorically refused. the regime must prioritise, iusni points out. and even though the president fully appreciates the importance of the cultural palaces and the neglect to which they have been subject since the 1960s, it is not always possible to increase budget on demand - "bread takes priority." a programme of renovations has in fact been underway for a whole decade, "but there are 450 of them and many are in pretty bad condition". (nevine el-aref, "faeroq iusni: politics of temperament", al-ahram weekly du 22 septembre). face a la gravite du sinistre et aux enjeux, les esprits s'echauffent, les manifestations, les petitions et les minutes de silence se multiplient. sous les coups qui pleuvent de partout, le ministre a du mal a garder son sang froid: "le ministre de la culture a declare que ceux qui l'attaquent a cause de l'incendie du palais de la culture de bani swayf sont atteints d'une sorte de sadisme". (fatiiyya al-daaeni, "faeroq iusni: mes detracteurs sont des sadiques", al-maori al-yawm du 16 septembre; "des sadiques", abaer al-adab du 25 septembre). dans les colonnes de ruz al-yusuf, le ministre de la culture accuse ses opposants "de faire de la surenchere avec le sang des victimes". (iusaem (c)abd al-haedi, "faeroq iusni: si ma responsabilite est prouvee dans cette catastrophe, je me jugerai moi-meme!", ruz al-yosuf du 10 septembre). dans le quotidien al-ahrar, "faeroq iusni a critique ses opposants en les qualifiant d'ennemis de la democratie, a l'affut de ceux qui ne partagent pas leurs opinions. ils ne valent pas plus cher que les preneurs d'otages en iraq". ((tm)aeha (c)abd al-raimaen, "le ministre de la culture nie avoir retire sa demission", al-airaer du 17 septembre; fatiiyya al-daaeni, "faeroq iusni: au-dela de ma personne, la critique visait a decontenancer le regime en place", al-maori al-yawm du 16 septembre). par ailleurs, le ministre de la culture a qualifie ses opposants d'une "minorite agissante qui a politise l'affaire [l'incendie de bani swayf] a des fins personnelles. ils font de la surenchere avec le sang des victimes! ce sont des demi-doues qui ont obtenu plus qu'ils ne meritent!" (aimad fu'aed niim, "bon courage neron!", al-dustor du 14 septembre). le ministre de la culture, age de soixante-huit ans, possede indeniablement une forte personnalite combative. il ne craint pas les conflits, comme il se plait d'ailleurs a le repeter lui-meme: "pour mes adversaires, je suis une maladie. je le sais bien. de toute facon, vivre sans ennemis, cela veut dire ne pas exister. il est indispensable d'avoir un ennemi a vaincre pour exister. [...] je n'ai jamais provoque un clash. ce sont les conflits qui me cherchent. mais je ne cede jamais. je ne sais pas etre corrompu. c'est une question d'education. on est pourri par nature, c'est inscrit dans les genes. [...] le prix de vente d'un seul de mes tableaux equivaut a mon salaire annuel de ministre. [...] face a la catastrophe de bani swayf, j'ai effectivement eprouve une responsabilite morale. a ne pas confondre avec la responsabilite penale ou politique, car je ne suis pas coupable ni politiquement ni penalement. les tribunaux vont le demontrer. [...] j'ai eprouve un tas de choses. et je souhaite affirmer qu'il s'agit d'une faute collective qui a ete commise, meme par les acteurs a l'interieur de ce maudit theatre". (maidi al-iallaed & fatiiyya al-daaeni, "faeroq iusni: j'ai vivement envie de me reposer!", al-maori al-yawm du 15 decembre). le journaliste ahmad dusuqi se livre a un calcul cynique: "[...] le ministere des affaires sociales a verse cinq mille livres egyptiennes (714 euros) a chacune des familles des decedes et trois mille leg. a chaque blesse. le fonds de developpement culturel a alloue dix mille leg. a la famille