SOMMAIRE SYSTÈME DE TRANSLITTÉRATION.... ÉDITORIAL...........................................5

I - Thèmes généraux 1IN MEMORIAM 1Roland TEFNIN 1Sâlih Badîr 1NOMINATIONS, RÉVOCATION 1Procès du palais de culture de Banî Swayf 1DISTINCTIONS 1Zâhî Hawwâs 1Time Magazine: 100 world’s most influential people 1Tharwat ’Ukâsha & Ni’mât Fu’âd 1Wladimir GOLÉNISCHEFF 1’Alî Radwân 1COOPÉRATIONS 1Bosnie-Herzégovine 1France 1Italie 1Japon 1Kirghizstan 1Mexique 1FORMATIONS 2VERBATIM 2POLÉMIQUES 2Projet de réaménagement de Karnak 2Fatwa contre la sculpture 2Destruction de quatre statues dans le musée Hasan Hishmat 3TOURISME & ANTIQUITÉS 3Exploitation des sites archéologiques à des fins touristiques 3PATRIMOINE ENDOMMAGÉ 3Patrimoine architectural du XIXe et XXe siècles 3Le Caire 3Wikâlat Ôdî Bâshî 3Palais du prince Yôsuf Kamâl 35 Mont Muqattam 3Mer Rouge 3Port de Qusayr 3PATRIMOINE CLASSÉ 3Le Caire 3Magasin ’Umar Afandî 3Fayyôm 4Widân al-Faras 4ENTREPÔTS ARCHÉOLOGIQUES 4PUBLICATIONS 4T.G.H. JAMES: The British Museum Concise Introduction: Ancient Egypt 4Jean-Pierre HOUDIN : Kheops, les secrets de la construction de la grande pyramide 4Nancy Arthur HOSKINS: The Coptic Tapestry Albums and the Archaeologist of Antinoe 4INTERNET, TÉLÉVISION & CD-ROM 4Discovery Channel & KV63 4Egyptian Antiquities Information Systems : The Guide to the Monuments of al-Sharqiyya 4MOMIES 4Momie présumée d’Hatchepsout 4 II - Musées 5EN BREF 5CATALOGUES DE MUSÉES 55 Egypt In India. Egyptian Antiquities in Indian Museums 55 DELTA 5Buhayra 5Musée de Rosette 5LE CAIRE 5Grand Musée égyptien 5Musée de la Civilisation 5Musée de la Médecine 5Musée Copte 6SAQQÂRA 6Musée Imhotep 6SUHÂG 65 Musée archéologique de Suhâg 65 PORT-SAÏD 65 Musée archéologique de Port-Saïd 65 SINAÏ 65 Musée archéologique d’al-’Arîsh 65 MER ROUGE 6Musée de Tâbâ 6 III - Restaurations, préservations 6EN BREF 6ALEXANDRIE 7Église Evangélismos 7Palais Antoniadis 7Amphithéâtre de Kom al-Dikka 7LE CAIRE 7Colosse de Ramsès II 7Palais de Muhammad ’Alî 75 Mosquée al-Sâlih Talâ’i’ 7Statue équestre d’Ibrâhîm Pacha 7Sabîl Muhammad ’Alî 7Dâr al-Kutub 7Manuscrits islamiques 7Patrimoine urbain des XIXe et XXe siècles 8Garden City 8Rue Qasr al-Nîl 8GÎZA 8Sphinx 8Plateau des Pyramides 8WÂDÎ AL-NATRÔN 8Monastère al-Suryân 8LOUQSOR 8Temple de Louqsor 8Vallée des Rois 8Tombe de Ramsès VI 8Vallée des Reines IV - Expositions archéologiques 8EXPOSITIONS EN ÉGYPTE 8Alexandrie 8Bibliotheca Alexandrina : Tutankhamun’s Wardrobe 8Le Caire 8Palais de l’émir Sayf al-Dîn Tâz : Guardianes del tiempo 8Musée Égyptien : Saqqâra through the Ages 8Musée Égyptien : American Contributions to Egyptian Archaeology 8Musée Égyptien : Treasures of the Dakhla Oasis 9EXPOSITIONS HORS D’ÉGYPTE 9Allemagne 9Martin-Gropius-Bau : Ägyptens versunkene Schätze 9États-Unis 95 Frist Center for the Visual Arts, Nashville : Treasures of Ancient Egypt: The Quest for Immortality 95 The Metropolitan Museum of Art : Hatshepsut: From Queen to Pharaoh 9The Field Museum of Chicago : Tutankhamun and the Golden Age of the Pharaohs 9Albany Institute of History and Art : Excavating Egypt: Great Discoveries from the Petrie Museum of Egyptian Archaeology, University College London 9Japon V - Vols & restitutions d’antiquités 9VOLS & TRAFIC D’ANTIQUITÉS 9Affaire Târiq al-Suwaysî 9Musée de Tantâ 9Bijoux appartenant à la famille de Muhammad ’Alî 10Musée Égyptien 10Trente-huit bijoux en or d’époques grecque et romaine 10Musée des Carrosses royaux 10Lanterne en cuivre de la calèche du roi Fârôq 10Antiquités égyptiennes 10Antiquités islamiques et coptes 10VENTES AUX ENCHÈRES 10Christie’s : Pot d’onguent de la XIIe dynastie 10Bonhams : Vint-sept pièces prédynastiques 10RESTITUTIONS 10Allemagne 10Das Alte Museum : Buste de Néfertiti 10Universität Töbingen : Cinq fragments de la tombe de Séthi 1er 10Espagne 10Museu Nacional de Arqueologia de Lisbonne : statue de la Ve dynastie 10États-Unis 10Saint Louis Art Museum : masque funéraire de Ka-Nefer-Nefer 10New York City : Obélisque de Thoutmosis III 11John W. ROWE : sarcophage datant de l’Ancien Empire 11Suisse 11Maecenas Foundation for Ancient Art : L’Évangile de Judas 11 VI - Recherches & découvertes 11EN BREF 11DELTA 11Daqahliyya 11Tell al-Farkha 11Tell al-Shaykh Zayn al-Dîn 11LE CAIRE 11’Ayn Shams 11Sôq al-Khamîs 11GÎZA 12Pyramide de Chéops 12Tombe de Neb Ra Khatow 12FAYYÔM 12Madînat Mâdî 12LOUQSOR 12Temple de Karnak 12Temple de Mout 12Temple d’Amenhotep III 125 Al-’Asâsîf 12Tombe de Harwa 12Dirâ’ Abô al-Nagâ 12Vallée des Rois 12KV63 12DÉSERT OCCIDENTAL 13Oasis de Dâkhla 13Al-Qasr 13Oasis de Farâfra 13SINAÏ 13Nord-Sinaï 13Port al-Muhamadiyyât 13MER ROUGE 135 Marsa Gawâsîs 135 SOUDAN 13Méroë 13VII - Conférences & colloques 13EN BREF 13ÉGYPTE 13Alexandrie 13Bibliotheca Alexandrina : « Third International Conference on Commentary Manuscripts » 13Le Caire 14Istituto Italiano di Cultura per la R.A.E. : « L’Italia e i Paesi della Sponda meridionale del Mediterraneo. Nuove Prospettive di scavo, restauro e conservazione » 14Fifth conference of the Dakhla Oasis Project 14Suhâg 14Third International Seminar on Coptic Studies 14VIII - Index 1 I - THÈMES GÉNÉRAUX In Memoriam Roland TEFNIN

Roland TEFNIN nous a quittés en juillet 2006, trop tôt, trop vite, sans prévenir, sans rien dire. Professeur à l’Université Libre de Bruxelles, et directeur de la Mission archéologique dans la Nécropole thébaine, Roland TEFNIN a également dirigé la mission des fouilles belges en Mésopotamie de 1974 à 1986. Il est auteur de plusieurs livres comme La statuaire d’Hatshepsout, portrait royal et politique sous la XVIIIe dynastie (1979), Art et magie au temps des pyramides, l’énigme des têtes dites "de remplacement" (1991), La peinture égyptienne ancienne, un monde de signes à préserver (1997) et, plus récemment, Le regard de l’image : des origines jusqu’à Byzance (2003). Roland restera ce qu’il est toujours, un homme sensible et intelligent ; un homme novateur, qui a parlé de la peinture égyptienne comme nul autre. - - Sâlih Badîr L’ex-doyen de la faculté de Médecine de QaÒr al-(c)Aynî, æliÌ Badîr, s’est éteint. Spécialiste de l’examen des ossements, Dr Badîr a notamment étudié les squelettes de la nécropole des ouvriers bâtisseurs des pyramides de Íîza. Sa dernière collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités remonte à 2005 lorsqu’il fut chargé de superviser la tomographie de la momie de Toutankhamon. Malheureusement, un très grand différend l’a aussitôt opposé au secrétaire général du CSA et l’a obligé à démissionner du projet [voir BIA XXXI, p. 26-37]. Peu de temps avant sa mort, æliÌ Badîr a rendu visite à Zæhî Îawwæs. Ne l’ayant pas trouvé dans son bureau, il lui a griffonné ces mots riches en signification : « N’oublie jamais que la divergence des points de vue ne doit pas être source de mésentente » ! (Zæhî Îawwæs, « Le rôle absent des archéologues arabes ! », al-Ahræm du 21 janvier 2006). - - Nominations, révocation 3 Zæhî Îawwæs, Egypt’s voluble and media-savvy chief archaeologist, dubbed the King of the Pharaohs, was reappointed Head of the country’s top antiquities body on Monday. The decision made by Prime Minister AÌmad NaÂîf came as no surprise after four years of high-profile efforts by Îawwæs to rejuvenate Egyptology in his home country. "When I arrived, it was a complete jumble, I wanted to put our house in order," he said. "We will continue with the work already undertaken, of opening new museums and the retrieval of pieces taken out of Egypt illegally." The culture ministry, to which the Supreme Council of Antiquities is affiliated, also praised Îawwæs’ "constant efforts" to return to Egypt major artifacts from collections around the world. During his time as secretary-general of the Council, Îawwæs expelled what he called 35 "amateur" foreign archaeologists - whom he famously branded pyramidiots several years ago - "who thought they were on conquered territory," he said. Known the world over for his frequent appearances on US television and his trademark Indiana Jones hat, the controversial archaeologist has earned several nicknames such as "King of the Pharaohs" or "Antiquities Czar." Îawwæs even has an Internet fan club and was one of two Egyptians on Time Magazine’s list of 100 most influential people in the world this year, alongside al-Qaeda number two Ayman al-awæhirî. The 59-year-old is in theory due to retire next year when he turns 60, but his entourage has not ruled out an extension to his mandate. (AFP, "Egypt reappoints antiquities supremo", Middle East Times du 30 juin 2006. Voir également FatÌiyya al-Daænî, « Titularisation de Îawwæs au CSA après 35 ans de détachement », al-MaÒrî al-Yawm du 14 avril; « Îawwæs est titularisé à la tête du CSA », al-MaÒrî al-Yawm du 27 juin). 3 Le quotidien indépendant al-Masrî al-Yawm relève que le ministre de la Culture, Færq Îusnî, affronte une crise dans le choix de nouveaux cadres dans les différents services de son ministère. [...] La situation qui prévaut au Conseil Suprême des Antiquités (CSA) n’est guère meilleure. Le renouvellement du Dr Zæhî Îawwæs dans ses fonctions est dô au fait que la plupart des grands archéologues sont soit déjà à la retraite, soit dans la tombe. [...] Le romancier Ysuf al-Qa(c)îd estime que cette crise de vocation ne concerne pas que le ministère de la Culture. C’est le problème de toutes les institutions égyptiennes, à commencer par la présidence de la République. Il n’y a pas de relève. Partout, le numéro un considère que sa mission première consiste à étouffer tous les talents susceptibles de lui succéder. À tel point que le numéro deux d’une institution incarne dans la conscience populaire l’image de quelqu’un qui reste dans son bureau à ne rien faire. [...] En Égypte, le numéro deux est constamment combattu et rabaissé par le numéro un. En plus, le climat général veut que la promotion ne dépende pas du mérite individuel, mais plutôt d’autres critères détournés. Pour al-Qa(c)îd, la solution consiste à organiser de véritables concours oò chaque candidat annonce en toute transparence les projets qu’il compte défendre. Même si le ministre de la Culture préfère que le secrétaire général du CSA soit détaché et non-titulaire de son poste, afin de le maintenir à sa merci. À tout moment, le ministre peut mettre fin au détachement du secrétaire général du CSA qui, dans ce contexte, devient le porte savates du ministre. [...] L’écrivain Íamæl al-îænî impute au ministre de la Culture la responsabilité de l’absence de relève. « Færq Îusnî est un homme puissant. S’il le voulait, il aurait pu parfaitement former et entraîner des cadres durant ses dix-huit ans d’exercice du pouvoir », conclut al-îænî. (FatÌiyya al-Daænî, « Pénurie de cadres dirigeants au ministère de la Culture », al-MaÒrî al-Yawm du 13 mars). 3 Il n’est pas inintéressant de connaître les noms des responsables que la presse a mentionnés comme candidats potentiels à la succession de Zâhî Hawwâs : [...] Le ministre de la Culture affronte le problème de trouver un successeur à Zæhî Îawwæs, si celui-ci n’est pas renouvelé dans ses fonctions. Les personnes les plus proches du poste de secrétaire général du CSA sont : 1) l’actuel directeur du Fonds de développement, Ayman (c)Abd al-Mun(c)im, qui a enregistré un certain succès dans la gestion du projet de réhabilitation du Caire historique. 2) Le président du secteur des Antiquités égyptiennes, Sabrî (c)Abd al-(c)Azîz, qui conserve aussi toutes ses chances. 3) Le secrétaire d’État, Færq (c)Abd al-Salæm, qui compte parmi les cadres prometteurs du ministère de la Culture. (Sayyid Ynis, « Le ministre de la Culture cherche de nouveaux dirigeants talentueux dans une botte de foin », al-Usb(c) du 20 février). 3 [...] De son côté, le directeur du Fonds de développement culturel, Ayman (c)Abd al-Mun(c)im - candidat présumé à ce poste -, a affirmé : « je ne corresponds pas au profil de ce poste publié par le ministère de la Culture. En effet, celui-ci exige dix-neuf ans d’expérience professionnelle, alors que je ne peux justifier que de dix-sept années d’expérience ». (RaÏab al-Muridî, « Zæhî Îawwæs passe le concours au poste de secrétaire général du CSA pour la cinquième fois ! », Ruz al-Ysuf du 18 mars). 3 Le président du Secteur de financement du CSA, major général (c)Imæd Muqlid, a annoncé la titularisation de 666 CDD employés par le Conseil Suprême des Antiquités dans différentes spécialisations. (Lu(c)ay MaÌmd Sa(c)îd, « Musées et Antiquités », al-Qæhira du 25 avril 2006). 3 Le Parquet d’al-(c)Ayyæ a mis en examen le directeur des Antiquités de Banî Swayf et trois autres complices pour trafic de stupéfiants. Accompagné d’un fonctionnaire du CSA, d’un chauffeur et d’un autre fonctionnaire, le directeur des Antiquités de Banî Swayf a été arrêté dans un check-point sur l’autoroute d’Ismæ(c)îliyya à bord d’un véhicule privé transportant 1,5 kg de cannabis, 0,5 kg de Haschich et 200 gr d’opium. Après avoir avoué transporté ces drogues pour les revendre, les accusés se sont aussitôt rétractés. (« Arrestation du directeur des Antiquités de Banî Swayf et de trois autres complices pour narcotrafic », al-MaÒrî al-Yawm du 18 mai 2006). Toutefois, le tribunal correctionnel d’al-’Ayyât va ordonner la libération de ces quatre accusés en échange du versement d’une caution de cinq mille livres égyptiennes chacun. (Sæmî (c)Abd al-Ræî, « Libération sous caution du directeur des Antiquités de Banî Swayf et de trois autres complices accusés de trafic de drogues », al-MaÒrî al-Yawm du 19 mai). - - Procès du palais de culture de Banî Swayf Tout le monde se souvient encore de l’incendie qui a ravagé le palais de culture de Banî Swayf le 6 septembre 2005 et qui a failli coôter son poste au ministre de la Culture [voir BIA XXXII, p. 11-15]. L’opinion publique égyptienne avait été tellement choquée par cette catastrophe au point de qualifier les victimes de « martyrs » et l’incendie de « Holocauste ». Huit mois après les faits, le tribunal correctionnel de Banî Swayf a condamné l’ex-président de l’Organisme général des palais de culture, MuÒafa (c)Ilwî et sept autres responsables du même Organisme à dix ans de prison ferme et à une amende de dix mille livres égyptiennes chacun. En effet, ils sont reconnus responsables de la mort atroce de cinquante-trois personnes - parmi lesquels des acteurs, des critiques et des spectateurs -, en plus de dix-sept blessés. En outre, le tribunal a condamné ces huit personnes, en plus du ministre de la Culture, Færq Îusnî, à verser 2001 livres de dommages provisoires à chacun des victimes ou à ses ayants droit. (« Dix ans de prison et dix mille LE d’amende pour huit accusés dont le Dr MuÒafa (c)Ilwî », al-Ahræm du 23 mai 2006. Voir également (c)Umar al-ay, « Dix ans d’emprisonnement pour le Dr MuÒafa (c)Ilwî et sept autres responsables de la culture », al-MaÒrî al-Yawm du 23 mai ; (c)Umar al-ay, « Le tribunal confirme la négligence et le manquement au devoir dans l’incendie de Banî Swayf », al-MaÒrî al-Yawm du 26 mai). Les personnes suivantes ont été condamnées pour homicide et blessures involontaires de 67 victimes, dégradations matérielles des biens publics et des propriétés du ministère de la Culture, gestion d’un établissement de divertissement non-conforme aux normes, négligence et non application des statuts ayant provoqué l’incendie : Nom Fonction MuÒafa (c)Ilwî Ex-président de l’Organisme général des palais de culture (c)Ædil FarræÏ MuÒafa Président de l’antenne culturelle de Banî Swayf MuÌammad Sæmî (tm)aha Ex-directeur général de l’administration du théâtre du Caire MuÒafa Mu(c)æz Premier secrétaire de l’administration centrale du ministère de la Culture MamdÌ Kæmil AÌmad Président du département du Grand Caire et du Nord du a(c)îd BahÏat Íæbir MuÌammad Directeur des palais de culture Samîr (c)Abd al-MaÏîd Îæmid Président du département théâtral de Banî Swayf RaÏab (c)Abdallah MuÌammad Responsable de la sécurité à Banî Swayf [...] The judgment came after a year of extended criminal and administrative investigations in the aftermath of the fire at the Banî Swayf Cultural Palace gallery, which occurred during a performance at the 15th Amateur Theatre Festival last September. The initial cause of the tragedy was thought to be candles used on the set of that evening’s play, while the fire was fuelled by the materials used on the set, mostly painted paper and wood. When the fire broke out spectators, actors and theatre critics stampeded towards the doors, but the main door was locked and many people were trapped inside. Some found their way out through a small exit at the other end of the hall. When the deadly blaze was extinguished, nothing was left of the interior except ash. The cultural centre was on the fifth day of a nine-day event featuring performances from around the country. Up to 200 people were watching a theatre troupe from nearby Fayym performing a play entitled Grab Your Dreams when the fire broke out at about 11:45pm. Perhaps to downplay the true dimensions of the tragedy, security officials had claimed that about 1,000 people were in the audience at the time, even though the venue appeared too small to hold that number of people. The play was set in a zoo, and the stage was made to look like a cave inside an animal cage. The ceiling, floor and walls were covered with paper bags painted to look like stone, and on centre stage was a paper mountain. Survivors testified that there were candles all over the set. It has proved very hard to determine who was responsible for the disaster. The tragedy has led to a fierce campaign directed at the Ministry of Culture, which is accused of negligence, especially in regard to its fire-prevention department. Writers, artists and intellectuals - both individually and in groups - have been speaking out vehemently against the ministry; and the nascent Writers and Artists for Change group, a peaceful political force, even filed an official appeal for investigation with the general prosecutor’s office, pointing out that in the light of the very low budgets allocated by the ministry to such performances the theatre organisers could only afford an easily combustible set. Critics say that in view of this the ministry should make an effort to install proper anti-fire equipment. Effective alarm and sprinkling equipment might have contained the fire and limited the scope of the disaster, they claim. Minister of Culture Færq Îusnî dismissed the accusations levelled at him as unfounded, describing himself as the one with the most to lose. "The critics, students and actors who died formed part of the cultural wealth of the country, and they helped boost awareness of the arts," Îusnî has said. In the wake of the tragedy Îusnî tendered his resignation to President Îusnî Mubærak, however the president rejected the resignation in response to pleas by some 400 high-profile intellectuals and it was decreed that Îusnî should continue his duties. (Nevine EL-AREF, "Sentences in wake of fire tragedy", Al-Ahram Weekly du 25 mai). Ce verdict va susciter des réactions très diverses : Le ministre de la Culture, Færq Îusnî, a qualifié de « trop sévère » la condamnation à dix ans de prison de l’ex-président de l’Organisme général des palais de culture, MuÒafa (c)Ilwî. Il a déclaré : « Nous ne commentons pas les décisions de justice. Mais, pour plusieurs considérations, j’espérais que (c)Ilwî aurait pu bénéficier de plus de clémence vu son âge et son avenir ». Il a affirmé que « la responsabilité de celui-ci dans l’incendie est purement morale et point du tout pénale. Car (c)Ilwî n’est pas particulièrement responsable de l’accident puisqu’il existe huit autres niveaux de responsabilités avant lui : le président du festival, le directeur du palais de culture, le metteur en scène, les acteurs et les critiques décédés dans le sinistre. Ceux-ci ont également leur part de responsabilité puisqu’ils sont conscients mieux que quiconque des lieux propices aux représentations théâtrales. Ils auraient pu parfaitement s’opposer à la tenue du festival dans le palais de culture de Banî Swayf ». Îusnî a ajouté : « la responsabilité de (c)Ilwî se limite à donner des directives et à décider de l’organisation du festival. Ceci ne veut pas dire qu’il devrait aller inspecter chaque lieu de représentation théâtrale. Car il est possible qu’un seul festival se déroule simultanément dans plusieurs palais de culture ». (FatÌiyya al-Daænî, « Færq Îusnî : la condamnation de (c)Ilwî est trop sévère », al-MaÒrî al-Yawm du 29 mai). Bien entendu, le Service des affaires juridiques du ministère de la Culture, ainsi que le Dr Mustafa ’Ilwî ont décidé de se pourvoir en cassation. ((tm)æriq al-(tm)æhir, « Le tribunal rejette le recours du ministre de la Culture et l’oblige à verser des dommages-intérêts », Abær al-Adab du 28 mai). Cette condamnation à la peine maximale laisse, pourtant, insatisfaites quelques familles des victimes qui « se sont demandé : Pourquoi le ministre de la Culture en personne n’a pas été traduit en justice ? Quelle différence y a-t-il entre la responsabilité de Færq Îusnî et celle de MuÒafa (c)Ilwî dans ce carnage ? N’est-il pas le responsable administratif direct de cet incident ? Sa responsabilité est-elle d’ordre politique ? Pour quelle raison aucune poursuite pénale n’a été engagée contre le ministre de la Culture, toujours en poste depuis dix-huit ans ? ». Le romancier MuÌammad Hæim témoigne d’une grande compassion pour les petits fonctionnaires sacrifiés comme des « boucs émissaires », alors qu’ils n’étaient probablement que des outils d’exécution de mauvaises politiques, exception faite de ceux qui ont caché les extincteurs ou n’ont pas secouru les blessés. [...] Le poète et journaliste à al-Quds al-(c)arabiyya, MaÌmd Quranî, a souligné que l’absence de conscience politique a permis au ministre de la Culture d’échapper à la même condamnation qui a frappé son ex-président de l’Organisme des palais de culture. Les règles de la justice auraient dô s’appliquer dès le début à un certain nombre de ministres, dont ceux de l’Intérieur et de la Santé. [...] L’ex-directeur général de l’Information auprès de l’Organisme des palais de culture, MuÌammad afwat (c)Abd al-Karîm, estime que ce verdict « vise à calmer l’opinion publique très remontée contre le ministre de la Culture et les autres hauts responsables ». (iÌæta al-(c)Iryæn, « L’opinion publique condamne Dr MuÒafa (c)Ilwî », Uktubar du 28 mai). - - Distinctions Zâhî Hawwâs Time Magazine: 100 world’s most influential people

Zâhî Hawwâs, 58 ans, est l’un des hommes les plus influents du monde, selon le Time magazine. En fait, qui peut le contester ? L’Indiana Jones de l’Égypte ou Zæhî Îawwæs a été dernièrement choisi par le magazine américain Times parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde. En fait, c’est parce qu’il est le tout-puissant secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités (CSA) qui dirige fouilles et recherches archéologiques en Égypte et qui, dit-on, a le dernier mot en tout. De plus, il est très médiatique et a permis de relancer la passion de l’Égypte, notamment aux États-Unis. Mais ce n’est pas tout. Depuis la nomination de Îawwæs comme secrétaire général du CSA il y a trois ans, il concentre sa politique sur plusieurs points, dont le plus important est la récupération des pièces égyptiennes sorties illégalement du pays. Il a réussi, à travers un nouveau département qu’il a créé au sein du CSA, à récupérer une quantité énorme de pièces, dont les plus importantes sont celles qui ont fait l’objet d’un très grand procès de trafic d’Antiquités en Suisse. Autre point fort qui ne le rend pas très populaire parmi la communauté des archéologues étrangers : le contrôle qu’il exerce sur les missions étrangères. Selon lui, il est essentiel de mettre des règles de travail fermes aux 220 missions qui opèrent sur le territoire égyptien. De plus, Îawwæs est venu réaliser une réforme administrative au sein du CSA. Il n’a pas oublié qu’il est avant tout égyptologue. Son travail sur site ne s’est jamais arrêté, que ce soit sur le plateau de Íîza ou sur le site de BaÌariyya. La découverte la plus spectaculaire qu’il ait faite est sans aucun doute celle de la Vallée des momies en or, oò il a révélé près de 220 momies toutes couvertes de couche d’or. Bien qu’elle soit la plus importante, il est connu pour sa passion totale pour le plateau des pyramides, oò il a travaillé presque toute sa vie. Là, il a fait ses premiers pas dans le domaine archéologique, et c’est là qu’il a fouillé et découvert les tombes des ouvriers qui ont bâti les pyramides, et de certains hauts fonctionnaires de Chéops. Il a également révélé une nouvelle pyramide dédiée au même pharaon et de précieuses indications sur les techniques de construction des pyramides et des statues de Ramsès II. Spectaculaire est sans doute cette découverte des tombeaux des ouvriers, parce qu’elle a prouvé de façon définitive que ce sont les Égyptiens qui ont construit les pyramides et ce ne sont ni des esclaves juifs ni des extraterrestres comme d’aucuns le prétendent. Îawwæs est aussi un conférencier connu dans le monde entier, spécialement en Europe et aux États-Unis, oò il incarne brillamment l’archéologie égyptienne. Il est aussi professeur à l’University of California, de Los Angeles, et à l’Université du Caire. Beauc
 
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i - themes generaux 1in memoriam 1roland tefnin 1salih badir 1nominations, revocation 1proces du palais de culture de bani swayf 1distinctions 1zahi hawwas 1time magazine: 100 world's most influential people 1tharwat 'ukasha & ni'mat fu'ad 1wladimir golenischeff 1'ali radwan 1cooperations 1bosnie-herzegovine 1france 1italie 1japon 1kirghizstan 1mexique 1formations 2verbatim 2polemiques 2projet de reamenagement de karnak 2fatwa contre la sculpture 2destruction de quatre statues dans le musee hasan hishmat 3tourisme & antiquites 3exploitation des sites archeologiques a des fins touristiques 3patrimoine endommage 3patrimoine architectural du xixe et xxe siecles 3le caire 3wikalat udi bashi 3palais du prince yusuf kamal 35 mont muqattam 3mer rouge 3port de qusayr 3patrimoine classe 3le caire 3magasin 'umar afandi 3fayyum 4widan al-faras 4entrepots archeologiques 4publications 4t.g.h. james: the british museum concise introduction: ancient egypt 4jean-pierre houdin: kheops, les secrets de la construction de la grande pyramide 4nancy arthur hoskins: the coptic tapestry albums and the archaeologist of antinoe 4internet, television & cd-rom 4discovery channel & kv63 4egyptian antiquities information systems: the guide to the monuments of al-sharqiyya 4momies 4momie presumee d'hatchepsout 4 ii - musees 5en bref 5catalogues de musees 55 egypt in india. egyptian antiquities in indian museums 55 delta 5buhayra 5musee de rosette 5le caire 5grand musee egyptien 5musee de la civilisation 5musee de la medecine 5musee copte 6saqqara 6musee imhotep 6suhag 65 musee archeologique de suhag 65 port-said 65 musee archeologique de port-said 65 sinai 65 musee archeologique d'al-'arish 65 mer rouge 6musee de taba 6 iii - restaurations, preservations 6en bref 6alexandrie 7eglise evangelismos 7palais antoniadis 7amphitheatre de kom al-dikka 7le caire 7colosse de ramses ii 7palais de muhammad 'ali 75 mosquee al-salih tala'i' 7statue equestre d'ibrahim pacha 7sabil muhammad 'ali 7dar al-kutub 7manuscrits islamiques 7patrimoine urbain des xixe et xxe siecles 8garden city 8rue qasr al-nil 8giza 8sphinx 8plateau des pyramides 8wadi al-natrun 8monastere al-suryan 8louqsor 8temple de louqsor 8vallee des rois 8tombe de ramses vi 8vallee des reines iv - expositions archeologiques 8expositions en egypte 8alexandrie 8bibliotheca alexandrina: tutankhamun's wardrobe 8le caire 8palais de l'emir sayf al-din taz: guardianes del tiempo 8musee egyptien: saqqara through the ages 8musee egyptien: american contributions to egyptian archaeology 8musee egyptien: treasures of the dakhla oasis 9expositions hors d'egypte 9allemagne 9martin-gropius-bau: agyptens versunkene schatze 9etats-unis 95 frist center for the visual arts, nashville: treasures of ancient egypt: the quest for immortality 95 the metropolitan museum of art: hatshepsut: from queen to pharaoh 9the field museum of chicago: tutankhamun and the golden age of the pharaohs 9albany institute of history and art: excavating egypt: great discoveries from the petrie museum of egyptian archaeology, university college london 9japon v - vols & restitutions d'antiquites 9vols & trafic d'antiquites 9affaire tariq al-suwaysi 9musee de tanta 9bijoux appartenant a la famille de muhammad 'ali 10musee egyptien 10trente-huit bijoux en or d'epoques grecque et romaine 10musee des carrosses royaux 10lanterne en cuivre de la caleche du roi faruq 10antiquites egyptiennes 10antiquites islamiques et coptes 10ventes aux encheres 10christie's: pot d'onguent de la xiie dynastie 10bonhams: vint-sept pieces predynastiques 10restitutions 10allemagne 10das alte museum: buste de nefertiti 10universitat tubingen: cinq fragments de la tombe de sethi 1er 10espagne 10museu nacional de arqueologia de lisbonne: statue de la ve dynastie 10etats-unis 10saint louis art museum: masque funeraire de ka-nefer-nefer 10new york city: obelisque de thoutmosis iii 11john w. rowe: sarcophage datant de l'ancien empire 11suisse 11maecenas foundation for ancient art: l'evangile de judas 11 vi - recherches & decouvertes 11en bref 11delta 11daqahliyya 11tell al-farkha 11tell al-shaykh zayn al-din 11le caire 11'ayn shams 11suq al-khamis 11giza 12pyramide de cheops 12tombe de neb ra khatow 12fayyum 12madinat madi 12louqsor 12temple de karnak 12temple de mout 12temple d'amenhotep iii 125 al-'asasif 12tombe de harwa 12dira' abu al-naga 12vallee des rois 12kv63 12desert occidental 13oasis de dakhla 13al-qasr 13oasis de farafra 13sinai 13nord-sinai 13port al-muhamadiyyat 13mer rouge 135 marsa gawasis 135 soudan 13meroe 13vii - conferences & colloques 13en bref 13egypte 13alexandrie 13bibliotheca alexandrina: "third international conference on commentary manuscripts" 13le caire 14istituto italiano di cultura per la r.a.e.: "l'italia e i paesi della sponda meridionale del mediterraneo. nuove prospettive di scavo, restauro e conservazione" 14fifth conference of the dakhla oasis project 14suhag 14third international seminar on coptic studies 14viii - index 1 i - themes generaux in memoriam roland tefnin

roland tefnin nous a quittes en juillet 2006, trop tot, trop vite, sans prevenir, sans rien dire. professeur a l'universite libre de bruxelles, et directeur de la mission archeologique dans la necropole thebaine, roland tefnin a egalement dirige la mission des fouilles belges en mesopotamie de 1974 a 1986. il est auteur de plusieurs livres comme la statuaire d'hatshepsout, portrait royal et politique sous la xviiie dynastie (1979), art et magie au temps des pyramides, l'enigme des tetes dites "de remplacement" (1991), la peinture egyptienne ancienne, un monde de signes a preserver (1997) et, plus recemment, le regard de l'image: des origines jusqu'a byzance (2003). roland restera ce qu'il est toujours, un homme sensible et intelligent; un homme novateur, qui a parle de la peinture egyptienne comme nul autre. - - salih badir l'ex-doyen de la faculte de medecine de qaor al-(c)ayni, aelii badir, s'est eteint. specialiste de l'examen des ossements, dr badir a notamment etudie les squelettes de la necropole des ouvriers batisseurs des pyramides de iiza. sa derniere collaboration avec le conseil supreme des antiquites remonte a 2005 lorsqu'il fut charge de superviser la tomographie de la momie de toutankhamon. malheureusement, un tres grand differend l'a aussitot oppose au secretaire general du csa et l'a oblige a demissionner du projet [voir bia xxxi, p. 26-37]. peu de temps avant sa mort, aelii badir a rendu visite a zaehi iawwaes. ne l'ayant pas trouve dans son bureau, il lui a griffonne ces mots riches en signification: "n'oublie jamais que la divergence des points de vue ne doit pas etre source de mesentente"! (zaehi iawwaes, "le role absent des archeologues arabes!", al-ahraem du 21 janvier 2006). - - nominations, revocation 3 zaehi iawwaes, egypt's voluble and media-savvy chief archaeologist, dubbed the king of the pharaohs, was reappointed head of the country's top antiquities body on monday. the decision made by prime minister aimad naaif came as no surprise after four years of high-profile efforts by iawwaes to rejuvenate egyptology in his home country. "when i arrived, it was a complete jumble, i wanted to put our house in order," he said. "we will continue with the work already undertaken, of opening new museums and the retrieval of pieces taken out of egypt illegally." the culture ministry, to which the supreme council of antiquities is affiliated, also praised iawwaes' "constant efforts" to return to egypt major artifacts from collections around the world. during his time as secretary-general of the council, iawwaes expelled what he called 35 "amateur" foreign archaeologists - whom he famously branded pyramidiots several years ago - "who thought they were on conquered territory," he said. known the world over for his frequent appearances on us television and his trademark indiana jones hat, the controversial archaeologist has earned several nicknames such as "king of the pharaohs" or "antiquities czar." iawwaes even has an internet fan club and was one of two egyptians on time magazine's list of 100 most influential people in the world this year, alongside al-qaeda number two ayman al-aawaehiri. the 59-year-old is in theory due to retire next year when he turns 60, but his entourage has not ruled out an extension to his mandate. (afp, "egypt reappoints antiquities supremo", middle east times du 30 juin 2006. voir egalement fatiiyya al-daaeni, "titularisation de iawwaes au csa apres 35 ans de detachement", al-maori al-yawm du 14 avril; "iawwaes est titularise a la tete du csa", al-maori al-yawm du 27 juin). 3 le quotidien independant al-masri al-yawm releve que le ministre de la culture, faeroq iusni, affronte une crise dans le choix de nouveaux cadres dans les differents services de son ministere. [...] la situation qui prevaut au conseil supreme des antiquites (csa) n'est guere meilleure. le renouvellement du dr zaehi iawwaes dans ses fonctions est du au fait que la plupart des grands archeologues sont soit deja a la retraite, soit dans la tombe. [...] le romancier yosuf al-qa(c)id estime que cette crise de vocation ne concerne pas que le ministere de la culture. c'est le probleme de toutes les institutions egyptiennes, a commencer par la presidence de la republique. il n'y a pas de releve. partout, le numero un considere que sa mission premiere consiste a etouffer tous les talents susceptibles de lui succeder. a tel point que le numero deux d'une institution incarne dans la conscience populaire l'image de quelqu'un qui reste dans son bureau a ne rien faire. [...] en egypte, le numero deux est constamment combattu et rabaisse par le numero un. en plus, le climat general veut que la promotion ne depende pas du merite individuel, mais plutot d'autres criteres detournes. pour al-qa(c)id, la solution consiste a organiser de veritables concours ou chaque candidat annonce en toute transparence les projets qu'il compte defendre. meme si le ministre de la culture prefere que le secretaire general du csa soit detache et non-titulaire de son poste, afin de le maintenir a sa merci. a tout moment, le ministre peut mettre fin au detachement du secretaire general du csa qui, dans ce contexte, devient le porte savates du ministre. [...] l'ecrivain iamael al-iaeni impute au ministre de la culture la responsabilite de l'absence de releve. "faeroq iusni est un homme puissant. s'il le voulait, il aurait pu parfaitement former et entrainer des cadres durant ses dix-huit ans d'exercice du pouvoir", conclut al-iaeni. (fatiiyya al-daaeni, "penurie de cadres dirigeants au ministere de la culture", al-maori al-yawm du 13 mars). 3 il n'est pas ininteressant de connaitre les noms des responsables que la presse a mentionnes comme candidats potentiels a la succession de zahi hawwas: [...] le ministre de la culture affronte le probleme de trouver un successeur a zaehi iawwaes, si celui-ci n'est pas renouvele dans ses fonctions. les personnes les plus proches du poste de secretaire general du csa sont: 1) l'actuel directeur du fonds de developpement, ayman (c)abd al-mun(c)im, qui a enregistre un certain succes dans la gestion du projet de rehabilitation du caire historique. 2) le president du secteur des antiquites egyptiennes, sabri (c)abd al-(c)aziz, qui conserve aussi toutes ses chances. 3) le secretaire d'etat, faeroq (c)abd al-salaem, qui compte parmi les cadres prometteurs du ministere de la culture. (sayyid yonis, "le ministre de la culture cherche de nouveaux dirigeants talentueux dans une botte de foin", al-usbo(c) du 20 fevrier). 3 [...] de son cote, le directeur du fonds de developpement culturel, ayman (c)abd al-mun(c)im - candidat presume a ce poste -, a affirme: "je ne corresponds pas au profil de ce poste publie par le ministere de la culture. en effet, celui-ci exige dix-neuf ans d'experience professionnelle, alors que je ne peux justifier que de dix-sept annees d'experience". (raiab al-muridi, "zaehi iawwaes passe le concours au poste de secretaire general du csa pour la cinquieme fois!", ruz al-yosuf du 18 mars). 3 le president du secteur de financement du csa, major general (c)imaed muqlid, a annonce la titularisation de 666 cdd employes par le conseil supreme des antiquites dans differentes specialisations. (lu(c)ay maimod sa(c)id, "musees et antiquites", al-qaehira du 25 avril 2006). 3 le parquet d'al-(c)ayyae a mis en examen le directeur des antiquites de bani swayf et trois autres complices pour trafic de stupefiants. accompagne d'un fonctionnaire du csa, d'un chauffeur et d'un autre fonctionnaire, le directeur des antiquites de bani swayf a ete arrete dans un check-point sur l'autoroute d'ismae(c)iliyya a bord d'un vehicule prive transportant 1,5 kg de cannabis, 0,5 kg de haschich et 200 gr d'opium. apres avoir avoue transporte ces drogues pour les revendre, les accuses se sont aussitot retractes. ("arrestation du directeur des antiquites de bani swayf et de trois autres complices pour narcotrafic", al-maori al-yawm du 18 mai 2006). toutefois, le tribunal correctionnel d'al-'ayyat va ordonner la liberation de ces quatre accuses en echange du versement d'une caution de cinq mille livres egyptiennes chacun. (saemi (c)abd al-raei, "liberation sous caution du directeur des antiquites de bani swayf et de trois autres complices accuses de trafic de drogues", al-maori al-yawm du 19 mai). - - proces du palais de culture de bani swayf tout le monde se souvient encore de l'incendie qui a ravage le palais de culture de bani swayf le 6 septembre 2005 et qui a failli couter son poste au ministre de la culture [voir bia xxxii, p. 11-15]. l'opinion publique egyptienne avait ete tellement choquee par cette catastrophe au point de qualifier les victimes de "martyrs" et l'incendie de "holocauste". huit mois apres les faits, le tribunal correctionnel de bani swayf a condamne l'ex-president de l'organisme general des palais de culture, muoafa (c)ilwi et sept autres responsables du meme organisme a dix ans de prison ferme et a une amende de dix mille livres egyptiennes chacun. en effet, ils sont reconnus responsables de la mort atroce de cinquante-trois personnes - parmi lesquels des acteurs, des critiques et des spectateurs -, en plus de dix-sept blesses. en outre, le tribunal a condamne ces huit personnes, en plus du ministre de la culture, faeroq iusni, a verser 2001 livres de dommages provisoires a chacun des victimes ou a ses ayants droit. ("dix ans de prison et dix mille le d'amende pour huit accuses dont le dr muoafa (c)ilwi", al-ahraem du 23 mai 2006. voir egalement (c)umar al-ay, "dix ans d'emprisonnement pour le dr muoafa (c)ilwi et sept autres responsables de la culture", al-maori al-yawm du 23 mai; (c)umar al-ay, "le tribunal confirme la negligence et le manquement au devoir dans l'incendie de bani swayf", al-maori al-yawm du 26 mai). les personnes suivantes ont ete condamnees pour homicide et blessures involontaires de 67 victimes, degradations materielles des biens publics et des proprietes du ministere de la culture, gestion d'un etablissement de divertissement non-conforme aux normes, negligence et non application des statuts ayant provoque l'incendie: nom fonction muoafa (c)ilwi ex-president de l'organisme general des palais de culture (c)aedil farraei muoafa president de l'antenne culturelle de bani swayf muiammad saemi (tm)aha ex-directeur general de l'administration du theatre du caire muoafa mu(c)aez premier secretaire de l'administration centrale du ministere de la culture mamdoi kaemil aimad president du departement du grand caire et du nord du a(c)id bahiat iaebir muiammad directeur des palais de culture samir (c)abd al-maiid iaemid president du departement theatral de bani swayf raiab (c)abdallah muiammad responsable de la securite a bani swayf [...] the judgment came after a year of extended criminal and administrative investigations in the aftermath of the fire at the bani swayf cultural palace gallery, which occurred during a performance at the 15th amateur theatre festival last september. the initial cause of the tragedy was thought to be candles used on the set of that evening's play, while the fire was fuelled by the materials used on the set, mostly painted paper and wood. when the fire broke out spectators, actors and theatre critics stampeded towards the doors, but the main door was locked and many people were trapped inside. some found their way out through a small exit at the other end of the hall. when the deadly blaze was extinguished, nothing was left of the interior except ash. the cultural centre was on the fifth day of a nine-day event featuring performances from around the country. up to 200 people were watching a theatre troupe from nearby fayyom performing a play entitled grab your dreams when the fire broke out at about 11:45pm. perhaps to downplay the true dimensions of the tragedy, security officials had claimed that about 1,000 people were in the audience at the time, even though the venue appeared too small to hold that number of people. the play was set in a zoo, and the stage was made to look like a cave inside an animal cage. the ceiling, floor and walls were covered with paper bags painted to look like stone, and on centre stage was a paper mountain. survivors testified that there were candles all over the set. it has proved very hard to determine who was responsible for the disaster. the tragedy has led to a fierce campaign directed at the ministry of culture, which is accused of negligence, especially in regard to its fire-prevention department. writers, artists and intellectuals - both individually and in groups - have been speaking out vehemently against the ministry; and the nascent writers and artists for change group, a peaceful political force, even filed an official appeal for investigation with the general prosecutor's office, pointing out that in the light of the very low budgets allocated by the ministry to such performances the theatre organisers could only afford an easily combustible set. critics say that in view of this the ministry should make an effort to install proper anti-fire equipment. effective alarm and sprinkling equipment might have contained the fire and limited the scope of the disaster, they claim. minister of culture faeroq iusni dismissed the accusations levelled at him as unfounded, describing himself as the one with the most to lose. "the critics, students and actors who died formed part of the cultural wealth of the country, and they helped boost awareness of the arts," iusni has said. in the wake of the tragedy iusni tendered his resignation to president iusni mubaerak, however the president rejected the resignation in response to pleas by some 400 high-profile intellectuals and it was decreed that iusni should continue his duties. (nevine el-aref, "sentences in wake of fire tragedy", al-ahram weekly du 25 mai). ce verdict va susciter des reactions tres diverses: le ministre de la culture, faeroq iusni, a qualifie de "trop severe" la condamnation a dix ans de prison de l'ex-president de l'organisme general des palais de culture, muoafa (c)ilwi. il a declare: "nous ne commentons pas les decisions de justice. mais, pour plusieurs considerations, j'esperais que (c)ilwi aurait pu beneficier de plus de clemence vu son age et son avenir". il a affirme que "la responsabilite de celui-ci dans l'incendie est purement morale et point du tout penale. car (c)ilwi n'est pas particulierement responsable de l'accident puisqu'il existe huit autres niveaux de responsabilites avant lui: le president du festival, le directeur du palais de culture, le metteur en scene, les acteurs et les critiques decedes dans le sinistre. ceux-ci ont egalement leur part de responsabilite puisqu'ils sont conscients mieux que quiconque des lieux propices aux representations theatrales. ils auraient pu parfaitement s'opposer a la tenue du festival dans le palais de culture de bani swayf". iusni a ajoute: "la responsabilite de (c)ilwi se limite a donner des directives et a decider de l'organisation du festival. ceci ne veut pas dire qu'il devrait aller inspecter chaque lieu de representation theatrale. car il est possible qu'un seul festival se deroule simultanement dans plusieurs palais de culture". (fatiiyya al-daaeni, "faeroq iusni: la condamnation de (c)ilwi est trop severe", al-maori al-yawm du 29 mai). bien entendu, le service des affaires juridiques du ministere de la culture, ainsi que le dr mustafa 'ilwi ont decide de se pourvoir en cassation. ((tm)aeriq al-(tm)aehir, "le tribunal rejette le recours du ministre de la culture et l'oblige a verser des dommages-interets", abaer al-adab du 28 mai). cette condamnation a la peine maximale laisse, pourtant, insatisfaites quelques familles des victimes qui "se sont demande: pourquoi le ministre de la culture en personne n'a pas ete traduit en justice? quelle difference y a-t-il entre la responsabilite de faeroq iusni et celle de muoafa (c)ilwi dans ce carnage? n'est-il pas le responsable administratif direct de cet incident? sa responsabilite est-elle d'ordre politique? pour quelle raison aucune poursuite penale n'a ete engagee contre le ministre de la culture, toujours en poste depuis dix-huit ans?". le romancier muiammad haeim temoigne d'une grande compassion pour les petits fonctionnaires sacrifies comme des "boucs emissaires", alors qu'ils n'etaient probablement que des outils d'execution de mauvaises politiques, exception faite de ceux qui ont cache les extincteurs ou n'ont pas secouru les blesses. [...] le poete et journaliste a al-quds al-(c)arabiyya, maimod qurani, a souligne que l'absence de conscience politique a permis au ministre de la culture d'echapper a la meme condamnation qui a frappe son ex-president de l'organisme des palais de culture. les regles de la justice auraient du s'appliquer des le debut a un certain nombre de ministres, dont ceux de l'interieur et de la sante. [...] l'ex-directeur general de l'information aupres de l'organisme des palais de culture, muiammad afwat (c)abd al-karim, estime que ce verdict "vise a calmer l'opinion publique tres remontee contre le ministre de la culture et les autres hauts responsables". (iiaeta al-(c)iryaen, "l'opinion publique condamne dr muoafa (c)ilwi", uktubar du 28 mai). - - distinctions zahi hawwas time magazine: 100 world's most influential people

zahi hawwas, 58 ans, est l'un des hommes les plus influents du monde, selon le time magazine. en fait, qui peut le contester? l'indiana jones de l'egypte ou zaehi iawwaes a ete dernierement choisi par le magazine americain times parmi les 100 personnalites les plus influentes au monde. en fait, c'est parce qu'il est le tout-puissant secretaire general du conseil supreme des antiquites (csa) qui dirige fouilles et recherches archeologiques en egypte et qui, dit-on, a le dernier mot en tout. de plus, il est tres mediatique et a permis de relancer la passion de l'egypte, notamment aux etats-unis. mais ce n'est pas tout. depuis la nomination de iawwaes comme secretaire general du csa il y a trois ans, il concentre sa politique sur plusieurs points, dont le plus important est la recuperation des pieces egyptiennes sorties illegalement du pays. il a reussi, a travers un nouveau departement qu'il a cree au sein du csa, a recuperer une quantite enorme de pieces, dont les plus importantes sont celles qui ont fait l'objet d'un tres grand proces de trafic d'antiquites en suisse. autre point fort qui ne le rend pas tres populaire parmi la communaute des archeologues etrangers: le controle qu'il exerce sur les missions etrangeres. selon lui, il est essentiel de mettre des regles de travail fermes aux 220 missions qui operent sur le territoire egyptien. de plus, iawwaes est venu realiser une reforme administrative au sein du csa. il n'a pas oublie qu'il est avant tout egyptologue. son travail sur site ne s'est jamais arrete, que ce soit sur le plateau de iiza ou sur le site de baiariyya. la decouverte la plus spectaculaire qu'il ait faite est sans aucun doute celle de la vallee des momies en or, ou il a revele pres de 220 momies toutes couvertes de couche d'or. bien qu'elle soit la plus importante, il est connu pour sa passion totale pour le plateau des pyramides, ou il a travaille presque toute sa vie. la, il a fait ses premiers pas dans le domaine archeologique, et c'est la qu'il a fouille et decouvert les tombes des ouvriers qui ont bati les pyramides, et de certains hauts fonctionnaires de cheops. il a egalement revele une nouvelle pyramide dediee au meme pharaon et de precieuses indications sur les techniques de construction des pyramides et des statues de ramses ii. spectaculaire est sans doute cette decouverte des tombeaux des ouvriers, parce qu'elle a prouve de facon definitive que ce sont les egyptiens qui ont construit les pyramides et ce ne sont ni des esclaves juifs ni des extraterrestres comme d'aucuns le pretendent. iawwaes est aussi un conferencier connu dans le monde entier, specialement en europe et aux etats-unis, ou il incarne brillamment l'archeologie egyptienne. il est aussi professeur a l'university of california, de los angeles, et a l'universite du caire. beaucoup de choses donc. or, si l'on songe que l'egypte pharaonique fascine le monde entier, on voit bien l'importance de l'homme qui s'est erige en gardien de ses vestiges. (hala fares, "le gardien des antiquites egyptiennes", al-ahram hebdo du 10 mai 2006. voir egalement zaynab al-darbi, "iawwaes, george w. bush et ayman al-aawaehri font partie des cent personnalites les plus importantes au monde", al-wafd du 2 mai; "le gardien des antiquites egyptiennes fait partie des cent personnalites les plus influentes au monde", al-maori al-yawm du 2 mai).

the world's 100 most influential people will gather on monday at lincoln centre, in the scintillating new time warner centre in new york. among them will be an egyptian, egyptologist zaehi iawwaes. described by time as "the guardian of egypt's antiquities" and "the perfect image of a modern-day archaeologists with his jeans and trademark indian jones hat" iawwaes, the secretary-general of egypt's supreme council of antiquities, has to be - and is - a master of multi-tasking. he tours the world lecturing, making tv appearances and churning out a steady stream of books and articles. he has been described as theatrical, passionate about egypt and archaeology, as well as controversial. he makes news by demanding the return of artefacts stolen and smuggled out of egypt and his recent edicts restricting new excavations, particularly in such popular sites as saqqaera and the valley of the kings, have aroused the ire of some foreign archaeologists. "yet those regulations as well as his focus on conservation may be iawwaes' most lasting legacy," time wrote. "there are already too many monuments in danger of destruction, both by natural forces and by the tourism on which egypt's economy largely depends - and which iawwaes has done so much to encourage." enjoying his selection, iawwaes told al-ahram weekly that he was very happy, impressed and flattered. "now i feel that i am harvesting the crops of all the hard effort i exerted to protect and preserve egypt's heritage." he said the honour was not for him personally but for egypt and its civilisation. it also highlights egypt's cultural leap in archaeology and the role of its political leaders and president iusni mubaerak to protect and preserve the country's heritage whether by building state-of-the-art museums or demanding the return of artefacts stolen and smuggled out of the country. "being among time's 100 list is an indication that egypt was able to capture the heart of the entire world by introducing its ancient civilisation and archaeology," iawwaes said. iawwaes previously received several national and international awards. president mubaerak presented him with the state award of the first degree for his efforts in the sphinx restoration project. in 2002, he received the american academy of achievements' golden plate and the glass obelisk from us scholars for his devotion to the protection and preservation of ancient egyptian monuments, a prize received by egyptian scientist and nobel laureate aimad zuwayl the same year. in 2003, in recognition of his achievements and outstanding contribution to world culture, iawwaes became only the second egyptian after burus burus aeli given international membership in the russian academy for natural sciences (rans). the award is given to outstanding scholars, nobel laureates and statesmen in science, culture and the economy. rans presented iawwaes with the silver pavel tretiajiy medal, a prestigious international decoration named after pavel tretiajiy, an outstanding russian patron of the arts. for his many achievements in the ongoing battle to return egypt's stolen antiquities, iawwaes received the ecumene d'oro (the golden globe) award from the supreme institute for cultural and environmental conservation techniques in italy. the award is a prestigious international decoration given every 10 years to three people chosen from around the world for their pioneering roles in the protection of cultural and environmental heritage. last year, the american university in cairo (auc) awarded iawwaes an honorary phd for his relentless efforts not only in bringing several great pharaonic archaeological discoveries into the light of day but his unremitting activity to spread knowledge of the great ancient egyptian civilisation across the world. previous recipients of the award include mrs suzanne mubaerak, zuwayl, us-based egyptian scientist faeroq al-baez and palestinian intellectual edward said. time's list profiles the lives and ideas of the world's most influential people and is divided into five categories: leaders and revolutionar