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Imitations, copies et faux dans les domaines pharaonique et de l’Orient ancien : le nouveau livre des éditions Soleb

http://www.soleb.com/livres/faux/index.html

« De la simple allusion à la reproduction mercantile, en passant par l’imita­tion, la citation, l’évocation, la transposition, tous les modes de référence possibles, la distinction du faux de la copie, de l’œuvre ­originale de celle qu’elle inspire est parfois si ténue qu’il semble difficile de la cerner.
Il nous a paru utile de poursuivre la réflexion sur le faux, l’imitation et les copies, dont plusieurs enquêtes ont, jusque récemment encore, exploré les pistes dans le domaine égyptologique. Qu’il s’agisse de littérature ou d’art, les Égyptiens eux-mêmes ont très tôt utilisé la référence à la tradition comme indicateur de légitimité politique. Après la « révolution » amarnienne, ou dans les périodes troublées, la reproduction des modèles classiques fleurit, tout comme fleuriront plus tard, à l’époque hellénistique et romaine, les copies praxitéliennes. Les œuvres qui procèdent de cette volonté archaïsante témoignent d’un sursaut pour tenter de retrouver la grandeur perdue de l’Égypte.
L’Égypte n’a pas le monopole de cette utilisation de l’art. Les souve­rains mésopotamiens n’étaient pas en reste, entre imitation d’un document plus ancien ou narration d’un événement fictif. La question se pose aussi pour le domaine phénicien ou pour la civilisation d’Ougarit, oscillant parfois entre copie, imitation et falsification. Nous touchons là à la limite entre manipulation idéologique et falsification. Le faux en écriture, lui, est destiné à tromper. Le faux délibéré serait finalement, la seule œuvre qui se laisse facilement appréhender : destiné à tromper, il transforme la vérité. Encore faudrait-il distinguer l’intention de la tromperie. »

Sur le site des éditions Soleb, vous pouvez télécharger des « bonnes feuilles » au format Acrobat comprenant le sommaire, l’introduction, et deux chapitres sur neuf.

http://www.soleb.com/livres/faux/index.html

Collection « Études d’égyptologie », dirigée par Nicolas Grimal, professeur au Collège de France. 320 pages « quadri », plus de 100 photographies et illustrations — livre imprimé : 50,00 euros, format 160 x 240 mm, Isbn 978-2-918157-25-0 ; versions numériques : 4,99 euros, Isbn 978-2-918157-27-4 (ePub) et 978-2-918157-26-7 (Pdf interactif).

Actes du colloque Collège de France-Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 14-15 janvier 2016,
édités par Hanane Gaber, Nicolas Grimal et Olivier Perdu.

Olivier Bobin, directeur scientifique du laboratoire Ciram de Bordeaux
Dominique Charpin, professeur au Collège de France, chaire « Civilisation mésopotamienne », correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Luc Delvaux, conservateur aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles
Jean-Luc Fournet, professeur au Collège de France, chaire « Culture écrite de l’Antiquité tardive et papyrologie byzantine »
Hanane Gaber, chercheur associé au Collège de France, chaire de « Civilisation pharaonique, archéologie, philologie, histoire »
Nicolas Grimal, professeur au Collège de France, chaire « Civilisation pharaonique, archéologie, philologie, histoire », membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Éric Gubel, directeur des Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles
Olivier Perdu, ingénieur de recherche au Collège de France, attaché à la chaire de « Civilisation pharaonique, archéologie, philologie, histoire »
John Scheid, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur émérite au Collège de France, chaire « Religion, institutions et société de la Rome antique »
Dietrich Wildung, directeur honoraire du Musée égyptien de Berlin et professeur honoraire à l’Université libre de Berlin